« La viande bio répond aux attentes »

« La viande bio répond aux attentes »

La viande bio continue d’avoir un boulevard devant elle, montre le sondage annuel réalisé par l’interprofession bétail et viande (Interbev).

La 5e enquête annuelle (1) sur la consommation de la viande bio commandée à l’Ifop par Interbev, présentée le 26 septembre à Paris, indique que 96% des Français mangent de la viande – dont 4% uniquement en version bio – et que 91% des Français mangent des aliments bio, souvent ou occasionnellement.

Les sondés qui déclarent consommer de la viande bio le font car, « selon eux, elle provient d’élevages respectueux du bien-être animal (46%, soit +3 points). Ils jugent également qu’elle est bénéfique pour la santé (38%), davantage contrôlée sur le plan sanitaire (29%) et plus goûteuse (26%). Par ailleurs, ils soulignent aussi ses bénéfices environnementaux (24%, soit +1 point) et l’idée qu’elle assure de meilleurs revenus aux éleveurs (21%, soit +3 points). Enfin, consommer de la viande bio est considéré comme un acte citoyen (9%, soit +2 points). »

Un surcoût « justifié » pour 6 Français sur 10

Cette perception, poursuit Interbev, « s’inscrit en parfaite adéquation avec l’image que les Français ont des élevages bio. En effet, les personnes interrogées y associent spontanément plusieurs caractéristiques. En premier lieu, le bon traitement réservé aux animaux (59%), englobant une nourriture de qualité, bio et sans OGM, mais aussi la non-utilisation des pesticides et des produits chimiques. Viennent ensuite les pratiques d’élevage (46%) en plein air, avec un espace suffisant et dans des conditions respectueuses du bien-être animal. Suivent alors le mode de production (15%), fondé sur un cahier des charges exigeant, ainsi que le respect de l’environnement (10%), comprenant les animaux, mais aussi la nature ».

Parmi les consommateurs de viande interrogés, 56% estiment « justifié de payer plus cher pour une viande en version bio ». La proportion monte même à 62% parmi ceux qui consomment de la viande bio. Le différentiel de prix au détail entre la viande bovine bio et conventionnelle atteint 20 à 30%, a indiqué un boucher versaillais invité à la présentation de cette enquête Ifop. Les ventes de viande bovine bio ont totalisé 374 millions d’euros en 2018 (+18% sur un an), dont 55% ont été vendues en grandes et moyennes surfaces (GMS) et 10% écoulées en vente directe. Selon Interbev, la viande bio représenterait 2 à 3% du marché alors que 72% des Français aspirent à en consommer. L’offre, bien qu’en hausse d’environ 15% par an, est donc loin d’être à saturation, résume Philippe Cabarat, président de la commission bio d’Interbev.

BC

(1) Enquête administrée en ligne du 27 au 30 août 2019 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

54321
(0 votes. Average 0 of 5)