Signes d’amélioration en vue selon le Cniel

« La conjoncture présente des signes d’amélioration par rapport à la situation des deux derniers mois », estime Benoît Rouyer, économiste au Cniel, dans une vidéo postée le 2 mars. « Pour autant, tant que les stocks d’intervention resteront aussi élevés , les prix de la poudre de lait écrémé resteront scotchés à un niveau très bas et freineront pour partie l’impact positif du manque de beurre sur le prix du lait à la ferme. »

« Depuis quelques semaines, les prix des produits laitiers sur le marché mondial sont orientés en légère hausse, même si la poudre reste à des niveaux historiquement très bas. Ce revirement de tendance est à mettre en relation avec un recul de la production laitière en Nouvelle-Zélande en décembre et janvier. La sécheresse qui a sévi là-bas laisse à penser que ce recul devrait perdurer tout au long du 1er semestre 2018. En revanche, la production laitière dans l’UE est très dynamique et devrait le rester au cours des prochains mois. » Entre avril et décembre 2017, la collecte européenne a progressé de 3,14 % sur un an (+ 3,6 Mt). En décembre dernier, les hausses atteignaient + 5 % en Allemagne, + 5,4 % au Royaume-Uni, + 4,1 % en Pologne et + 2,6 % en France (données Eurostat). La collecte nationale semble ralentir un peu en février (+ 2,5 % la 1e semaine, + 2 % la 2e semaine), montrent les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer.

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