Gros plan sur un élevage suédois de 1300 vaches laitières

Gros plan sur un élevage suédois de 1300 vaches laitières

Président de la coopérative Arla, Ake Hantoft vient de quitter son mandat et de faire valoir ses droits à la retraite. Son exploitation est à vendre. Retour sur une belle réussite professionnelle pour un éleveur de 1 200 vaches ayant débuté sa carrière avec 50 vaches.

A l’est de la Suède, AkeHantoft, éleveur président du conseil d’administration d’Arla, a bâti en 20 en 2014 le projet de toute une vie. À 63 ans, avec sa femme, il se retrouve à la tête d’un élevage de 1 293 bovins. Que de chemin parcouru, lui qui a débuté en reprenant l’exploitation familiale d’une trentaine de vaches ! Son projet a été conçu de toutes pièces par la société DeLaval : des bâtiments au système de traite en passant par le dispositif d’alimentation… « Je voulais un seul interlocuteur pour faciliter le suivi du chantier. En cas de souci, je n’avais qu’un seul numéro à appeler ! D’ailleurs, je ne peux pas vous dire dans le détail le prix des divers équipements, juste vous donner le montant global du projet : 5,45 millions d’euros. À l’origine, trois entreprises ont répondu à mon appel d’offres, DeLaval a été retenue pour le contenu de son dossier et le sérieux de son service après-vente », souligne Ake Hantoft.

Un roto traite extérieur

Aujourd’hui, dans la cathédrale abritant les 500 laitières, un silence quasi monacal règne, presque assourdissant compte tenu du nombre d’animaux en présence ! Nul doute, c’est là la résultante de la prise en compte du bien-être animal. Le sol est sec, couvert d’un plancher béton permettant une séparation quasi instantanée des déjections animales solides et liquides. Un tapis convoyeur apporte la ration des vaches laitières sur la table d’alimentation, des Dac permettent de soutenir les vaches en fonction de leur niveau de production. Les laitières sont réparties en six lots suivant les niveaux de production. La nursery assure confort et croissance optimale des génisses, pour un âge au premier vêlage de 24,1 mois. L’éleveur s’y retrouve aussi dans ses comptes : le cheptel produit une moyenne dépassant les 10 000 kilos, avec 3,45 % de protéines et 4,145 % de gras. Chaque jour, les deux tanks à lait d’une capacité de 20 000 litres accumulent 14 000 litres dans une laiterie aux allures de chai. La qualité du lait se traduit également par un niveau cellulaire oscillant entre 130 et 150 000 cellules par millilitre. Ces normes per mettent à l’élevage de bénéficier d’une bonification de 4 % sur le prix du lait. Côté soins, l’élevage ne dépasse jamais les 7 mammites par mois, d’ailleurs l’armoire à pharmacie occupe un espace minimal. L’éleveur a défini avec ses salariés des protocoles clairs et précis, les tableaux blancs accrochés à plusieurs endroits des différentes stabulations permettent d’échanger, de compiler des informations. Bien entendu, un ordinateur s’occupe de celles des outils de monitoring des animaux. « En matière de traite, j’ai toujours privilégié les équipements traditionnels au dispositif robotisé. Une fois la traite terminée, nous pouvons passer à autre chose », explique Ake Hantoft. La traite est effectuée par ses salariés et l’éleveur veille à leur confort de travail. « Notre roto de 60 places de traite extérieure tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, pour positionner les trayeurs dans les meilleures conditions de travail. Au final, nous avons pu les installer devant une zone vitrée, où ils bénéficient de la lumière du jour en été, et ouvrir le bâtiment. Dans la zone sombre, nous avons positionné le TSR réalisant l’hygiène post-traite. »

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