« Des fermes ne sont plus collectées »

« Des fermes ne sont plus collectées »

Le Modef fait état d’annulations de tournées. La FNPL relativise.

« Certains producteurs laitiers commencent à jeter leur production car ils ne sont plus collectés par leur laiterie », écrit Jean-Claude Wailliez, secrétaire national du Modef, dans un communiqué du 23 mars. Ce serait le cas notamment en Lozère, nous a-t-il précisé. « Il est urgent de maintenir l’activité des abattoirs, des laiteries, des salles de découpe, de transformation et de préserver les marchés alimentaires, la vente directe et les livraisons à domicile en respectant les mesures de protection pour lutter contre le COVID-19. »

Producteur de lait de chèvre dans l’Indre (collecte, transformation et vente directe), Jean-Claude Wailliez témoigne que sa propre laiterie en est à envisager une « possibilité de non-collecte » si les chauffeurs laitiers devaient tomber malades ou faire valoir leur droit de retrait, ou si un camion de ramassage cessait de fonctionner, l’atelier de mécanique qui les entretient ayant interrompu son activité.

Le Modef « demande que le ministre de l’agriculture et de l’alimentation prenne la parole aujourd’hui pour expliquer aux consommateurs qu’ils peuvent acheter leurs denrées alimentaires également sur les marchés et à la ferme en respectant les règles pour lutter contre le coronavirus, sinon nos producteurs français ne vont pas résister à cette crise sanitaire. » Le syndicat souhaite également que « tous les producteurs puissent bénéficier, comme pour les entreprises, de 1 500 euros de fonds de solidarité car certains producteurs ne peuvent plus vendre leur marchandise. »

« L’immense majorité de la collecte est assurée » (FNPL)

De son côté, la FNPL relève que « des problèmes existent pour certaines petites laiteries [mais que] l’immense majorité de la collecte est assurée », ajoutant que « la FNPL et le Cniel sont mobilisés avec une priorité forte de poursuite de la collecte sur l’ensemble des territoires ».

Dans une lettre ouverte adressée le 27 mars au président de la République, Emmanuel Macron, la Coordination rurale constate que « dans quelques secteurs géographiques, heureusement encore réduits, des laiteries ne parviennent plus à vendre leurs productions. Elles provoquent ou évoquent donc des arrêts de collecte. Il est impératif pourtant que le lait continue à être collecté. »

BC

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