Lait : « pas de marge de sécurité »

Lait : « pas de marge de sécurité »

La situation financière des exploitations laitières était « en berne » à la fin 2018, selon l’Institut et la Confédération nationale de l’élevage (CNE).

« Le prix du lait, qui était en hausse fin 2017-début 2018, est finalement stable sur les clôtures de fin 2018 par rapport à 2017. Ainsi, le produit brut des exploitations laitières suivies reste à un niveau équivalent à celui de l’année précédente. Dans le même temps, les exploitations sont soumises à une hausse des charges, ce qui impacte négativement leur EBE [excédent brut d’exploitation] », montre l’Observatoire de l’endettement et des trésoreries des élevages bovins mis en ligne le 23 octobre 2019.

« Les annuités connaissent une légère hausse. Ainsi, le revenu disponible diminue de manière marquée après le petit regain constaté en 2017. Il s’établit en moyenne (toutes zones) à moins de 16 000 € annuels par UTH familiale. Ainsi, malgré des prélèvements privés qui sont toujours restreints (environ 18 000 € annuels par UTH familiale), il est impossible de dégager une marge de sécurité. »

Un tiers des élevages en trésorerie négative

« La sécheresse du 2e semestre 2018 aura indubitablement des conséquences, économiques et financières, pour ces élevages après l’hiver 18-19. En effet, les dettes court-terme des exploitations laitières sont encore élevées. De plus, les inégalités sont importantes et la situation des exploitations du groupe « TNGnég » [trésorerie nette globale négative], qui sont les plus en difficulté, s’aggrave. Ce groupe compte 35% des élevages suivis (toutes zones) et ceux-ci disposent de dettes court-terme près de 2 fois supérieures à la moyenne (toutes exploitations confondues). Leur trésorerie nette globale est d’ailleurs toujours très largement négative et continue de diminuer. »

BC

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