Un « plan d’urgence » en allaitant

Un « plan d’urgence » en allaitant

La Confédération paysanne en appelle à l’État au moment où l’Institut de l’élevage révèle que 16% des exploitations bovins viande présentaient, à la fin 2018, des trésoreries négatives.

« L’élevage bovin allaitant subit une crise grave et profonde : les trésoreries s’assèchent dangereusement, les cessations d’activité se multiplient et la décapitalisation s’accélère, dans un silence assourdissant », estime la Confédération paysanne dans un communiqué du 23 octobre. « A la baisse de la consommation et au comportement prédateur des industriels et des grandes surfaces, s’ajoutent les conséquences de la sécheresse et une concurrence irlandaise massive en prévision du Brexit. En totale contradiction avec la demande citoyenne, c’est la viande de qualité qui semble la plus touchée par la crise : les éleveurs et les éleveuses de bovins bio ou label rouge doivent attendre plus d’un mois pour que leurs animaux soient abattus ! »

« C’est pourquoi nous exigeons des pouvoirs publics le déploiement d’un plan d’urgence en faveur des éleveurs et éleveuses de bovins allaitants. Ce plan doit être articulé autour de quatre axes :

– La mise en œuvre concrète et immédiate des Etats généraux de l’alimentation et du plan de filière : prise en compte du prix de revient ; 50 % de produits de qualité en restauration collective ; et 40 % de la viande bovine française en label rouge.

– La transparence et l’encadrement des marges de l’aval, en particulier sur le steak haché.

– Des mesures d’urgence au niveau européen, incluant des aides directes aux éleveurs et aux éleveuses pour soutenir les revenus et ralentir la décapitalisation.

– L’anticipation du renouvellement des générations et la planification de la transmission des élevages et des outils de production. »

« Après avoir alerté, en vain, l’interprofession lors d’une nouvelle réunion [le 23 octobre], la Confédération paysanne en appelle à l’État : nous exigeons une rencontre immédiate avec le ministre de l’agriculture. Les éleveurs et des éleveuses de vaches allaitantes ne peuvent plus attendre », conclut le communiqué.

BC

A lire également : Toujours « la morosité » en élevage allaitant (24 octobre 2019)

A télécharger : Observatoire de l’endettement et des trésoreries des élevages bovins (Idele, 23 octobre 2019)

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