La colère après l’abattage de 82 bovins vaccinés

La Coordination rurale et la Confédération paysanne de l’Aveyron appellent à leur tour à manifester, après l’abattage du troupeau de Cédric Lhomme, éleveur laitier à Pouilley-Français (Doubs) — preuve que l’affaire prend désormais une dimension nationale.

Cédric Lhomme, éleveur laitier à Pouilley-Français (Doubs), avait fait vacciner l’ensemble de son troupeau contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Pourtant, le 28 novembre, une vache a été déclarée positive. À la suite de ce résultat, les autorités sanitaires ont ordonné l’abattage de 82 animaux, une mesure jugée excessive par plusieurs organisations agricoles et contre-productive Pour Stéphane Galais, secrétaire national de la Confédération paysanne, la décision manque de discernement : « C’est la première fois que nous observons une résurgence de la maladie malgré la vaccination. Nous aurions souhaité que le reste du troupeau soit testé avant d’en arriver là. »
La Coordination rurale partage cette critique et estime que « face à un troupeau vacciné, l’abattage n’a plus de justification sanitaire ». Les deux syndicats, rejoints par les Jeunes Agriculteurs du canton, avaient donc appelé à un rassemblement le 2 décembre. Plusieurs unités de CRS avaient investi les lieux, une intervention jugée disproportionnée par les manifestants.  Les forces de l’ordre avaient encerclé la ferme, bloqué les accès et déplacé les tracteurs à l’aide de grues.  Depuis lors, la colère monte dans les campagnes. Ainsi, le 4 décembre, la Coordination rurale de l’Aveyron et la Confédération paysanne appellent également à manifester à Rodez.

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