Pareur : « un métier, pas une activité »

Les pédicures bovins demandent la reconnaissance officielle de leur profession.

La journée nationale sur les boiteries, organisée le 17 juin 2019 à Paris (1), a mis en lumière le rôle des pédicures bovins, au côté des éleveurs et des vétérinaires. Pourtant, leur profession n’est pas officiellement reconnue, déplorent Jean-Marc Vacher, président de l’Association nationale des pédicures bovins (ANPB), et Marie-Sophie Prétot, secrétaire, qui officient tous les deux en Franche-Comté (notre photo). « Nous ne sommes pas assez nombreux. C’est un vrai parcours du combattant pour s’installer », ont-ils expliqué au Space. Une quinzaine de stagiaires, tous titulaires d’un BTS, ont suivi la formation dispensée au Rheu (Ille-et-Vilaine) en 2018/2019. « Avec 100 % d’insertion professionnelle à la sortie, dans toute la France ».

Pour améliorer la reconnaissance de leur profession – qui « ne se limite pas à enlever de la corne » sous les pieds des vaches -, les responsables de l’ANPB ont déposé un dossier de 45 pages au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Lequel devra décider, dans un délai non défini, si le parage est un « métier » et pas seulement une « activité ». Actuellement, la seule profession enregistrée dans le domaine de la podologie animale est celle de… maréchal-ferrant. La France compte actuellement 280 pédicures bovins, dont une trentaine de femmes, qui exercent soit en individuel, soit comme salariés. « Beaucoup sont proches de la retraite », ajoutent les responsables de l’ANPB.

BC

(1) voir Grands Troupeaux Magazine n° 74 page 30

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