SPIE lance son site internet 

Créée en 2004, l’association SPIE (Système Professionnel Information Élevage) recueille et transmet des données d’élevage, brutes ou élaborées, dans le respect de la réglementation. Depuis le 1er octobre 2023, elles sont accessibles, sous condition, sur le site internet www.e-spie.fr.

SPIE a pour vocation la constitution d’une base de données d’élevage informatisée destinée aux professionnels de la filière bovine. Disposant « d’une copie-miroir » de la BDNI (base de données nationale d’identification animale), l’association souhaite fluidifier les échanges de données et à terme, lancer un service de passeport professionnel dématérialisé. « La BDNI est obsolète » regrette Daniel Perrin, éleveur laitier en Meurthe-et-Moselle et vice-président de SPIE. « Elle aurait dû être remplacée plus rapidement par la base bovine déléguée à la profession ».

Trois familles de données

Le catalogue géré par SPIE comprend trois familles de données mises à jour quotidiennement : les détenteurs d’animaux (élevages, abattoirs, marchés, équarrisseurs, négociants…) ; les animaux (identification des bovins, type racial, âge, sexe, localisation, informations sur les parents) et les flux dans les élevages, entre élevages, mais aussi sur les marchés et dans les abattoirs. « En élevage, nous avons près de 300 millions de périodes de présence ; 19,4 millions de mouvements sur les marchés et 120,4 millions de passages par les centres de rassemblement » détaille Laurent Duvaux, responsable technique. « Cela fait du trafic ! ». Cette base pèse aujourd’hui 600 Gigas. « Elle contient à ce jour 1,2 million d’exploitations et nous avons une connaissance de près de 233 millions de bovins ».

Des analyses dynamiques

Le site internet propose, sous condition, « l’accès à des données individuelles brutes relatives à un animal (réglementées par le consentement des ayants-droit), et à des données statistiques (soumises au secret statistique) qui permettent de mener des analyses temporelles, géographiques, dynamiques sur un territoire ou typologie des races ». A qui diffuse-t-on de la donnée ? Qui veut l’utiliser et pourquoi ? « La demande peut venir d’un assureur, d’une communauté de communes souhaitant implanter un marché dans un département » indique Laurent Duvaux. « Nous avons travaillé pour EDF qui voulait savoir s’il y avait des mortalités le long des lignes Haute Tension ». L’association, financée par ses membres (APCA, CNE, CNIEL, Interveb), et élargie à GDS France et France Génétique Élevage (FGE), se veut « prudente » quant à l’utilisation de ces données.

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