La nutrition spécialisée sous pression

Le Syndicat français de la nutrition spécialisée (SFNS) alerte sur la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en protéines laitières, devenues indispensables à la fabrication de nombreux produits alimentaires et médicaux.

« Depuis janvier 2026, le prix du lait écrémé en poudre a progressé de 50 %, tandis que celui du lactosérum a bondi de 63 %. Sur une période plus longue, ce dernier affiche même une hausse de 120 % depuis 2019  », s’inquiète le Syndicat français de la nutrition spécialisée. La caséine, autre protéine majeure du lait, subit également les tensions sur les marchés.

Cette flambée s’explique notamment par une demande mondiale croissante en protéines, portée par le développement des produits à forte teneur protéique.

Au final, elle impacte les fabricants de laits infantiles, de produits de nutrition clinique destinés aux personnes dénutries ou malades, ainsi que les acteurs de la nutrition sportive. Ces débouchés utilisent largement les protéines laitières pour leurs qualités nutritionnelles, leur digestibilité et leurs propriétés technologiques. Les possibilités de substitution restent limitées, en particulier pour les produits soumis à des réglementations strictes.

Le secteur doit également composer avec des marchés parfois moins dynamiques. Les ventes de laits infantiles ont reculé de 3 % sur douze mois à fin juin 2026, tandis que celles des aliments de diversification ont diminué de 7,9 %.

Le SFNS souligne ainsi la fragilité économique de cette filière. Les produits de nutrition clinique, notamment, subissent un effet de ciseaux entre des prix encadrés et des coûts de production en forte hausse, avec un risque de retrait de certaines références et de ruptures d’approvisionnement pour les patients.

À l’ouverture des négociations commerciales avec la grande distribution et dans le cadre des discussions sur les tarifs des produits remboursés par l’Assurance maladie, le syndicat demande une meilleure prise en compte de la hausse durable des matières premières.

Source : Syndicat français de la nutrition spécialisée (SFNS), novembre 2026.

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