Accord Lactalis-Unell

Le prix de base est fixé à 425 €/1000 l au premier trimestre 2024.

« Le dialogue continu et la volonté de l’Unell et de Lactalis France d’aboutir à un terrain d’entente leur ont permis de trouver un accord sur le prix du lait payé aux producteurs pour le 1er trimestre 2024 », annoncent les deux partenaires dans un communiqué du 1er mars. « Le prix pour les mois de janvier, février et mars est ainsi fixé à 425 €/1000 l prix de base 38-32, soit 440 €/1000 l en 41-33. » « La différence avec le prix facturé en janvier (420 €/1000 l) sera prise en compte sur la facture de février sous forme d’un complément de facturation », précise l’Unell dans un communiqué séparé.

La médiation continue

« Les parties saluent chacune cet accord partagé. Après plusieurs semaines de tensions et d’incertitudes, il doit permettre d’apporter de la sérénité pour construire l’avenir. En parallèle, l’Unell et Lactalis France poursuivent leurs échanges sous l’égide de la médiation. Les discussions portent sur les enjeux de la filière laitière à long terme avec un travail de fond sur les ajustements de la formule contractuelle de prix du lait pour prendre en compte les questions liées à la valorisation des produits de grande consommation en France et à l’évolution des volumes export dans un contexte de forte volatilité des prix à l’international », conclut le communiqué commun.

« Au lendemain, de cet accord, l’Unell ne relâche pas sa vigilance et reste un partenaire constructif, mais exigeant, vis-à-vis du groupe Lactalis. Le travail de fond initié par l’Unell sur la formule de prix est primordial. Il devrait se poursuivre sous l’égide du médiateur tout au long du mois de mars », précise Yohann Serreau, président de l’Unell.

La FNPL applaudit

« La FNPL se réjouit de l’accord trouvé par l’Unell et considère que la responsabilité l’a donc emporté du côté de l’entreprise. C’est dans cet esprit que doit dorénavant être abordée la médiation sur la formule de prix, qui doit permettre de traiter des sujets essentiels en faveur d’une rémunération plus favorable aux producteurs, avec une formule qui soit totalement conforme à l’esprit d’Egalim ! », écrit la FNPL dans un communiqué du 1er mars.

« Nous pouvons également nous féliciter de la complémentarité entre l’Unell et le réseau FNPL : les mobilisations sur le terrain ont permis de trouver cet accord et doivent dorénavant laisser place à une médiation qui, dans le respect des délais de la loi, doit aboutir. À ce titre, la FNPL restera vigilante et mobilisée. »

« Rappelons qu’à défaut d’accord en médiation, la loi Egalim 2 a instauré un Comité de règlement des différends commerciaux agricoles (CRDCA), souhaité par la FNPL, pour trancher un litige. Ce comité est pleinement opérationnel. Après une saisine par Sunlait, il a rendu un premier verdict qui doit être scrupuleusement respecté : le lait des producteurs sera collecté, leurs (A)OP pourront continuer – dans des conditions plus sereines – leur négociation avec Savencia. »

« La filière laitière, sous l’impulsion de la FNPL, est donc pleinement engagée pour une application pleine et entière de la loi Egalim qui, le moment venu, devra aussi être révisée pour éviter que les conflits dans les négociations commerciales ne se multiplient. »

BC

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