Prix de la dynamique agricole : des éleveurs vosgiens récompensés

Le 4 février, à Paris, les six lauréats nationaux de la 34ᵉ édition du Prix de la Dynamique Agricole de la Banque Populaire ont été distingués lors d’une cérémonie en présence d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. Parmi eux, Christian Marot et son fils Charly, éleveurs d’Angus dans les Vosges.

À Vrécourt, dans les Vosges, Christian Marot et son fils Charly sont à la tête d’un troupeau de plus de 600 bovins de race Angus. Leur élevage est conduit en bio. « Passionné », « rigoureux » et « amoureux du travail bien fait », Christian Marot est « concentré à 100 % sur son élevage ». Et cela se ressent, aussi bien dans ses résultats économiques que dans la précision de son discours. Fils et petit-fils d’agriculteurs, le naisseur-engraisseur vosgien a son métier chevillé au corps. Son troupeau, fort de 600 à 650 bêtes, est au centre de sa vie professionnelle : il en prend soin chaque jour sur une exploitation de 314 hectares, intégralement composée de prairies naturelles.

C’est sur ces surfaces que paissent son cheptel Angus, une race prisée aussi bien par les professionnels que par les consommateurs, et qu’il a adoptée il y a une dizaine d’années. « Nous étions un peu précurseurs dans la région lorsque nous avons fait ce choix, explique l’éleveur. Les animaux sont très sociables et faciles à conduire. Surtout, ils valorisent parfaitement l’herbe : contrairement aux Charolaises et aux Limousines que nous avions auparavant, ils n’ont pas besoin de ration sèche pour finir l’engraissement. »

Se passer de ces aliments représente un gain économique non négligeable, en particulier dans un système 100 % bio. C’est l’autre pilier du Gaecdu Fourneau, engagé en agriculture biologique depuis plus de 25 ans, à l’époque où Christian Marot a officiellement repris l’exploitation familiale. Ce choix, combiné à la qualité reconnue de la viande produite, lui assure des débouchés rémunérateurs : 80 % des animaux sont commercialisés via Unebio, une société commerciale à gouvernance coopérative. « Je travaille aussi avec un négociant qui vend de l’Angus sur Paris, ainsi qu’avec quelques bouchers et restaurateurs qui me sollicitent directement », précise-t-il.

Son expérience, sa notoriété et la solidité économique de la structure ont facilité l’installation de Charly, son fils, il y a quelques années. Un cadre rassurant qui permet à ce jeune éleveur de 27 ans, lui aussi très investi, d’affiner progressivement son savoir-faire. À 56 ans, Christian Marot envisage ainsi l’avenir avec sérénité, dans une logique de transmission progressive et de continuité de l’exploitation.

Lisez également

Au sommaire de Grands Troupeaux

Pour démarrer cette année 2026, Grands Troupeaux magazine met l’accent sur  la diversité des races qui font nos systèmes laitiers.