GEA : un siècle d’innovation

À l’occasion du SPACE 2026 à Rennes, l’équipe GEA a célébré le centenaire de la marque allemande. Un siècle au cours duquel les équipements de traite ont profondément transformé le travail dans les élevages laitiers, des premiers pots trayeurs aux robots et aux outils numériques.

En 1926, Westfalia Separator, entreprise à l’origine de l’activité de traite de GEA, lançait sa première machine à traire à pots. Le principe reposait déjà sur le vide et la pulsation pour reproduire le rythme de tétée du veau. Une première étape vers la mécanisation d’un travail alors entièrement manuel. En 1941, les premiers systèmes de traite par tuyaux permanents permettent ensuite d’acheminer directement le lait vers le tank. La salle de traite se développe progressivement, avec des configurations en tandem, en épi ou côte à côte. L’objectif est alors de réduire les déplacements et d’améliorer les conditions de travail, tout en augmentant le nombre d’animaux traités.

Avec l’agrandissement des troupeaux, une nouvelle évolution devient nécessaire. « En 1970, le premier manège de traite Rotomelk a accompagné la croissance des troupeaux », rappelle Pauline Vanel, cheffe de marché. Le principe du carrousel consiste à amener successivement les vaches devant le trayeur sur une plateforme tournante. Aujourd’hui, GEA propose des carrousels de 28 à 120 stalles.

De la traite à la donnée


L’automatisation constitue une nouvelle étape dans cette évolution. Après plusieurs années de développement, GEA lance son système de traite robotisée DairyRobot en 2008. La technologie permet alors d’automatiser la pose des faisceaux et de suivre les performances de chaque animal. La caméra et les systèmes de détection ont depuis gagné en précision. Mais l’innovation ne porte désormais plus uniquement sur la machine. Elle concerne également les données produites par les équipements. « Aujourd’hui, le robot ne se contente plus de traire. Apparu en 2021, le logiciel DairyNet a fait passer la gestion des troupeaux à l’ère du numérique pour améliorer l’aide à la décision », souligne Pierre Riveron, responsable de la traite robotisée en France.

Les données de traite, de production et de suivi des animaux peuvent ainsi être regroupées et analysées pour accompagner l’éleveur dans le pilotage quotidien de son troupeau. Une évolution qui ouvre également la voie aux outils d’analyse utilisant l’intelligence artificielle. Pour GEA, l’automatisation doit répondre à plusieurs enjeux. « L’innovation facilite la vie des éleveurs, renforce la rentabilité des élevages mais aussi le bien-être animal », rappelle l’entreprise. Après avoir contribué à réduire la pénibilité de la traite, les nouvelles technologies cherchent donc à donner davantage de souplesse dans l’organisation du travail et à améliorer le suivi des animaux.

Cette histoire doit se poursuivre autour de la digitalisation, de l’IA mais aussi de la réduction de l’empreinte environnementale. GEA affiche ainsi un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2040, notamment à travers sa démarche de certification Ad Better.

« Ce siècle d’innovation ne se traduit pas seulement en machines, souligne Florent Hérion, responsable développement. Ce sont des hommes et des femmes, des milliers d’éleveurs dans le monde qui appartiennent à notre histoire. » Un siècle après les premiers pots trayeurs, l’enjeu pour GEA est désormais de poursuivre cette évolution en associant automatisation, données et accompagnement des éleveurs.

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