Holstein : découverte d’une anomalie génétique impactant l’immunité

Les membres du conseil d’administration de l’organisme de sélection Prim’Holstein (OS Prim’Holstein) ont appris la découverte d’une anomalie génétique impactant l’immunité du système digestif : le BLIRD. Le taureau O-Man Just semble avoir été le principal diffuseur de cette mutation.

Qu’est-ce que le BLIRD ?

Cette anomalie génétique, nommée BLIRD (Bovine Lymphocyte Intestinal Retention Defect), résulte d’une mutation survenue chez le taureau Elton, et affectant un gène important pour l’immunité.

C’est son petit-fils, le taureau O-Man Just, qui semble avoir été le principal diffuseur de cette mutation, dont les conséquences sont :

  • Un défaut de rétention des Lymphocytes T au niveau de l’intestin ;
  • Une diminution de la capacité à lutter contre les parasites intestinaux.

Quelle(s) conséquence(s) ?

D’un point de vue symptomatique, les travaux de recherches démontrent que les individus malades ont un retard de croissance moyen d’environ 27%, et un taux de mortalité juvénile ou de réformes précoces supérieurs de 10% par rapport aux individus sains.

Le BLIRD est-il fréquent ?

Cette anomalie est récessive, elle nécessite la présence des deux versions alléliques mutées du gène dans le patrimoine génétique de l’individu pour s’exprimer. Autrement dit, seuls les individus homozygotes « malades » exprimeront les symptômes. Les individus hétérozygotes, disposant dans leur patrimoine génétique d’une version allélique saine et d’une version allélique mutée pour ce gène, n’auront pas de symptôme, mais pourront transmettre la version allélique mutée du gène à 50% de leur descendance.

Comment la gérer ?

Fort heureusement, la gestion de cette anomalie s’effectue simplement via un raisonnement des accouplements pour éviter la naissance d’individus pouvant être homozygotes « malades », limitant ainsi le risque d’augmentation drastique de la fréquence de l’anomalie génétique dans la population.

Qui a découvert cette anomalie ?

Le BLIRD a été identifié par des chercheurs de l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAe), de l’Institut de l’élevage (IDELE), d’Eliance et de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), dans le cadre d’un projet de recherche de l’UMT eBis financé par APIS-GENE. Cette découverte devrait permettre d’améliorer le profil génétique et les performances de la race, notamment sur les caractères de longévité.

 

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