Innoval veut faire tomber les barrières

Le nouveau groupe coopératif, présent dans le Grand Ouest et à la frontière belge, impacte directement ou indirectement 39 % de la production laitière française.

Après que les assemblées générales de BCEL Ouest, Copavenir, Evolution et GDS Bretagne ont approuvé à 96 %, le 17 juin, leur fusion sous l’égide de la nouvelle coopérative Innoval, le premier conseil d’administration a élu, le 24 juin, un bureau constitué, notamment, de Vincent Rétif, président, et de Patrice Guiguian, 1er vice-président. Avec le directeur général, Yann Lecointre, ils ont présenté, le lendemain en visioconférence, le projet porté par celle qu’ils présentent comme « la coopérative de référence des services en élevage ».

De fait, Innoval va servir 30 000 éleveurs sur 25 départements pesant, « de près ou de loin, 39 % de la production laitière française », mais aussi un poids significatif dans l’élevage caprin ou bovin viande. Pour assurer la « proximité » avec les adhérents, 300 élus impliqués dans 16 comités de territoire, ainsi que 80 agences locales réunissant chacune 10 à 30 des 1 700 salariés d’Innoval, vont assurer l’animation sur le terrain. Ambition affichée : « faire mieux, faire nouveau, en maîtrisant les coûts ». Les dirigeants expliquent que la diminution du nombre d’animaux et d’exploitations d’élevage (- 5 à 6 % par an, selon eux), comme l’interdisciplinarité nécessaire à des prestations de conseil et commerciales efficaces, les a convaincus de se rapprocher.

Un catalogue 2021/2022 est déjà disponible : 130 pages regroupant les activités de ses membres fondateurs : génétique, reproduction, conseil, santé, collecte de données, prestations spécialisées (parage, désinfection, machine à traire…), gestion du troupeau, formations. « Il n’y aura pas de lien entre nos offres », de sorte que le « libre choix » des adhérents de se fournir en tout ou partie chez Innoval sera garanti, assure la direction. Les quatre structures à l’origine d’Innoval totalisent un chiffre d’affaires proche de 200 millions d’euros. La nouvelle coopérative vise les 190 à 220 millions d’euros d’ici à cinq ans à périmètre inchangé. Mais déjà, les dirigeants se disent « prêts à accueillir de nouveaux partenaires ». Au-delà, « nous aurons réussi si un maximum d’éleveurs adhère à notre vision », résume Vincent Rétif.

BC

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