« La MHE va s’étendre »

« On sait que ça va aller partout », alerte GDS France.

La maladie hémorragique épizootique (MHE), cantonnée à vingt départements durant l’hiver, « va repartir et s’étendre » avec la remontée des températures et la reprise d’activité des moucherons du genre Culicoïdes, a estimé David Ngwa-Mbot, vétérinaire conseil chez GDS France, le 4 avril à Paris durant la journée Grand Angle Lait. « On sait que ça va aller partout. » Faute de pouvoir éradiquer les moucherons – « la désinsectisation ne marche pas » -, il invite à s’inspirer de la stratégie adoptée face au covid-19 : « limiter la diffusion pour avoir le moins de cas possible ».

David Ngwa-Mbot observe que la MHE, apparue à l’automne en France en provenance d’Espagne, a « des impacts très variables selon les élevages. La morbidité s’échelonne de moins de 5 % à plus de 60 % des vaches de plus de 24 mois. La mortalité varie de 0 à 10 % des vaches de plus de 24 mois mais des surmortalités sont observées sur la plupart des catégories d’animaux. » Le vétérinaire relève également « des impacts cliniques qui semblent différents entre élevages bovins viande et élevages bovins lait, mais (qui restent) à objectiver » : peut-être davantage d’œdèmes buccaux chez les animaux allaitants et davantage de boiteries chez les laitiers.

À la date du 11 avril, 4 224 foyers de MHE avaient été recensés en France dans des élevages, selon le ministère de l’agriculture. Ces foyers (voir carte) concernent les 20 départements suivants (par ordre d’apparition de l’épizootie) : Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Gers, Landes, Ariège, Aude, Tarn, Lot-et-Garonne, Gironde, Tarn-et-Garonne, Dordogne, Corrèze, Vendée, Deux-Sèvres, Loire-Atlantique, Lot, Haute-Vienne, Morbihan et Pyrénées-Orientales.

BC

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