Lait de montagne : la collecte a baissé de 10 %

Au Salon International de l’Agriculture, l’Association Nationale des Élus de la Montagne (Anem) et le Cniel ont signé une convention destinée à soutenir la filière lait de montagne et renforcer sa reconnaissance auprès des pouvoirs publics.

La situation du lait de montagne apparaît préoccupante. Depuis 2014 la collecte a reculé de 10 % en montagne contre 6 % en plaine avec des baisses supérieures à 50 % dans certains massifs. En 2024, la production est restée à son niveau le plus faible alors que la dynamique était repartie en plaine. Les exploitations de montagne subissent environ 100 € de surcoût pour 1 000 litres produits en raison du relief de l’isolement et de la dispersion des fermes.

La filière représente encore 10 000 exploitations et 55 000 emplois directs et indirects ce qui alimente la crainte d’un recul progressif de l’activité et de la transformation.

La convention prévoit d’alerter l’État de renforcer le dialogue entre élus et filière et de mieux valoriser le rôle économique environnemental et paysager du lait de montagne. Un plaidoyer accompagne cette démarche avec plusieurs priorités. Une politique publique dédiée un cadre réglementaire adapté un soutien accru à l’investissement une meilleure reconnaissance de la mention produit de montagne et un appui à l’innovation et à l’attractivité des métiers.

Pour Pascal Le Brun, président du Cniel,  le maintien du lait de montagne constitue un investissement stratégique pour les territoires. De son côté Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire, président de l’Anem, rappelle que la filière demeure essentielle à l’emploi à l’économie locale et à l’équilibre des paysages. Sans évolution rapide la filière pourrait perdre plusieurs milliers d’emplois et voir disparaître des surfaces importantes de prairies d’ici 2030.

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