Le Cniel agit pour le plan de relance

Le Cniel agit pour le plan de relance

La filière laitière a remis au ministre de l’agriculture, le 22 octobre, un livre blanc marquant son implication dans le plan de relance gouvernemental. Avec des propositions très concrètes.

Dans ce livre blanc, l’interprofession laitière (Cniel) « se positionne comme un facilitateur dans la mise en œuvre du plan de relance, entre les attentes du ministre et les besoins des acteurs laitiers ». Ainsi le Cniel va-t-il « accompagner les acteurs de la filière laitière pour décrypter ce plan de relance et identifier rapidement les appels d’offres auxquels ils pourront être éligibles », lesquels seront relayés sur un site internet dédié.

Favoriser le pâturage et les oléo-protéagineux

Le Cniel s’inscrit par exemple dans le plan de développement des protéines végétales doté de 100 millions d’euros en proposant notamment de : « favoriser l’accès au pâturage », « faciliter le maintien du pâturage dans les exploitations en conciliant robot de traite et pâturage », « favoriser l’implantation de prairies et de cultures fourragères à haute teneur en protéines et/ou adaptées à des conditions chaudes et séchantes (luzerne, méteils, etc.) », « favoriser le stockage de l’herbe », « favoriser les outils de traitements des oléo-protéagineux pour une meilleure assimilation de ces sources de protéines par les vaches laitières », « soutenir la recherche appliquée sur le maïs durable pour améliorer les itinéraires techniques », « développer le choix variétal du maïs pour permettre aux éleveurs d’aller vers un maïs plus performant d’un point de vue protéique ».

Boviducs, séchoirs en grange, robots mobiles…

En contrepartie, le Cniel attend notamment : une « reconnaissance du rôle des prairies dans les paiements pour services environnementaux » (PSE), des « aides à la stabilisation des voies d’accès, clôtures intelligentes, boviducs, barrières canadiennes, abreuvements extérieurs », des « aides à l’hectare de prairie réimplantée ou de sursemis », des « aides au financement de robots mobiles », des « aides à l’investissement dans les séchoirs en granges », des « aides à la mise en place d’outils de déshuilage, broyage, toastage, torréfaction, stockage des grains », le « financement des frais de notaires et l’exonération des droits de mutations sur les opérations de remembrement conduisant à augmenter le parcellaire autour des bâtiments d’élevage », la « mise en place d’une politique foncière visant à limiter l’érosion de la SAU nationale », de « proscrire l’utilisation de drèches de brasserie, de pulpes de betteraves dans les méthaniseurs », de « fournir des références de prix publiques sur les prix des protéines tracées utilisables par les opérateurs économiques dans les relations contractuelles ».

« Reconquérir notre souveraineté alimentaire est au cœur du plan de relance que nous portons », a réagi Julien Denormandie, ministre de l’agriculture et de l’alimentation. « Je me réjouis que la filière laitière me remette son livre blanc, dans lequel elle démontre sa volonté de se saisir du plan de relance pour gagner en compétitivité, accélérer la transition agroécologique et répondre à l’enjeu de renouvellement des générations. L’engagement de la filière est essentiel pour notre réussite collective. »

BC

A télécharger :

Le livre blanc du Cniel (22 octobre 2020)

La conjoncture laitière au 23 octobre 2020 (Cniel, 26 octobre 2020)

Les indicateurs mensuels du Cniel (26 octobre 2020)

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