Le niveau des nappes « bas à très bas »

La situation est « particulièrement inquiétante » dans le centre-ouest et le sud-est de la France.

« En juillet, la vidange se poursuit et l’ensemble des nappes observent des niveaux en baisse », indique le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) dans son bulletin de situation hydrogéologique du 11 août. « Ce constat n’est pas étonnant, compte tenu de l’absence de précipitations. L’intensité de la vidange est cependant ralentie sur de nombreuses nappes, conséquences probables des pluies de fin juin et de la diminution des prélèvements. »

« L’état des nappes se maintient et reste globalement proche de celui de juin. Les nappes inertielles et les nappes les moins sollicitées résistent le mieux à la sécheresse. La situation demeure cependant préoccupante pour un grand nombre de nappes qui affichent des niveaux bas à très bas. La situation est particulièrement inquiétante, avec des niveaux localement très bas, notamment au centre-ouest (Poitou, Brenne, Maine, Touraine) et au sud-est (Bas-Dauphiné, Provence et Côte d’Azur). »

Des sols « extrêmement secs »

En août, poursuit le BRGM, « les tendances des nappes devraient rester orientées vers la baisse. Les pluies ne devraient pas réussir à s’infiltrer en profondeur. En effet, les sols extrêmement secs favorisent le ruissellement. Les pluies efficaces, réussissant à s’infiltrer, devraient permettre d’humidifier les sols et bénéficier à la végétation, et ne pourront probablement pas atteindre les nappes. »

« Concernant les nappes inertielles, la situation ne devrait que peu se modifier durant les prochaines semaines, sauf sur les secteurs fortement sollicités par des prélèvements. Concernant les nappes réactives, les tendances et l’évolution des situations dépendront essentiellement des sollicitations en eau souterraine. La diminution des prélèvements (arrêtés de restrictions de l’usage de l’eau) devrait permettre de ralentir la décharge et d’éviter ainsi des dégradations rapides de l’état des nappes. »

« La situation devra être surveillée sur l’ensemble du territoire et plus particulièrement sur toutes les nappes réactives, sur les nappes inertielles affichant des niveaux bas et sur les secteurs fortement sollicités par des prélèvements (eau potable compris) », conclut le BRGM.

BC

A télécharger :

45 % des maïs grain en bon état (FranceAgriMer, 2 sept. 2022)

Bulletin national de situation hydrologique (EauFrance, 17 août 2022)

Pratiques innovantes de gestion de l’eau en agriculture (CGAAER, mars 2022)

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