Les aides Pac réorientées vers l’élevage

Les aides Pac réorientées vers l’élevage

Le remaniement des aides Pac depuis 2015 a globalement profité à l’élevage ruminant, aux petites exploitations et au quart sud-est de la France.

La création du paiement redistributif (majoré sur les 52 premiers hectares), la revalorisation des aides couplées et de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), la convergence des aides découplées ont conduit à ce que les soutiens de la Pac soient « globalement réorientés en faveur de l’élevage », conclut une nouvelle étude du ministère de l’agriculture.

Un tiers des bénéficiaires d’aides de la Pac en 2013 et en 2017 sont des élevages laitiers, allaitants ou d’ovins-caprins. « En 2013, ils touchaient 33 % des aides, contre 37 % en 2017. À l’inverse, la part des aides de la Pac allouée aux exploitations spécialisées en grandes cultures, qui représentent 38 % des fermes, diminue : elles perçoivent 40 % des aides en 2013 contre 35 % en 2017. » Dans un contexte de baisse tendancielle du nombre d’exploitations, le montant moyen des aides augmente légèrement : 25 400 € en 2017, contre 24 800 € en 2013.

Statu quo en lait

« Les exploitations spécialisées en grandes cultures ont en moyenne perçu 4 700 € d’aides de moins en 2017 qu’en 2013. La baisse est plus marquée dans les grandes exploitations : celles de plus 200 ha ont en moyenne perdu 19 000 € (- 21 %) alors que celles de moins de 50 ha ont en moyenne perdu 300 € (- 7 %). A contrario, les élevages bovins allaitants ont perçu en moyenne 1 300 € de subventions de plus en 2017 qu’en 2013 (+ 5 %) et les élevages ovins-caprins 3 400 € de plus en moyenne (+ 19 %), comblant ainsi l’écart antérieur par rapport aux autres exploitations (leur montant moyen d’aides passe de 18 000 € à 21 400 € en moyenne entre 2013 et 2017). Les élevages bovins laitiers maintiennent, pour leur part, leur niveau d’aides. »

« Entre 2013 et 2017, le montant des aides perçues au titre de la Pac a baissé pour presque la moitié (47 %) des exploitations et augmenté pour un peu plus d’un quart (26 %). Pour 27 % des exploitations, l’évolution est faible : moins de 5 % ou moins de 500 € entre 2013 et 2017 [c’est le cas notamment dans le Grand Ouest – voir la carte en page 4 de l’étude]. La proportion d’exploitations gagnantes à la réforme est plus élevée pour les exploitations d’élevage : 54 % pour les élevages ovins-caprins, 45 % pour les élevages allaitants, 38 % pour les élevages laitiers, contre 23 % en polyculture-élevage et 10 % en grandes cultures. »

BC

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