Les cours des bovins au plus haut

« L’offre limitée contribue toujours à soutenir les cours » tandis que « le coût des aliments continue d’augmenter ».

« En mars 2022, les abattages de bovins reculent de nouveau. Ce repli touche toutes les catégories de bovins », constate le ministère de l’agriculture dans une publication Agreste du 29 avril. « Les cours sont à la hausse dans un contexte de déficit d’offre d’animaux aux niveaux national et européen. »

« Les abattages de vaches laitières baissent ainsi de 0,6 % en nombre de têtes et de 1,2 % en poids sur un an. A 4,4 €/kg carcasse en moyenne, le cours de la vache de type « O » dépasse de 39,3 % son niveau de mars 2021. Les abattages de vaches allaitantes sont en repli de – 1,1 % en nombre de têtes et de – 1,7 % en poids sur un an. A 4,86 €/kg carcasse, le cours moyen de la vache « R » continue à augmenter et dépasse de 19,9 % le cours de 2021. Les abattages de bovins mâles de 8 à 24 mois sont en repli de 6,9 % en nombre de têtes et de 7,2 % en poids sur un an. A 4,9 €/kg carcasse, le cours des jeunes bovins poursuit sa hausse et dépasse de 28,2 % son niveau de mars 2021, bénéficiant toujours d’un déficit d’offre. Les abattages de veaux de boucherie reculent de 5,1 % en nombre de têtes et de 4,9 % en poids sur un an. A 6,35 €/kg carcasse, le cours moyen du veau de boucherie est supérieur de 10,2 % à son niveau de 2021. »

« En février, avec près de 353 000 têtes, la production de bovins finis est en repli de 5,6 % sur un an. Les échanges de bovins finis restent limités en volume. Le coût des aliments pour bovins continue d’augmenter : + 21,7 points sur un an pour les céréales et + 13,3 points pour les aliments composés. »

Le veau d’élevage concurrence le broutard léger

« En février 2022, les exportations de broutards sont inférieures de 0,8 % à leur niveau de 2021. Les ventes vers l’Italie sont en retrait de 1 % sur un an. Le repli concerne uniquement les ventes de génisses. Les ventes de broutards vers l’Espagne reculent de 31,4 % un an. Ce repli concerne plus particulièrement les broutards de moins de 160 kg dont les exportations reculent de 30,6 % par rapport à février 2021. Les envois vers l’Algérie se remettent en place. Avec plus de 9 700 animaux, ils dépassent de 34,2 % leur niveau de 2021. »

« En mars 2022, à 3,21 €/kg vif, le cours moyen du broutard « Charolais de 6 à 12 mois » dépasse de 20,9 % son niveau de 2021 et de 15 % celui de la moyenne quinquennale. Il bénéficie toujours de cours élevés soutenus par une offre limitée d’animaux dans l’UE. Les exportations de veaux d’élevage dépassent de 12,7 % le niveau de 2021. L’Espagne, principal acheteur, continue à privilégier ce type de bovins, moins chers, au détriment des broutards légers », souligne encore le ministère de l’agriculture.

BC

A télécharger :

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 25 mai 2022)

Repères technico-économiques en viande bovine (Idele/Inosys, mars 2022)

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 11 mai 2022)

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 4 mai 2022)

Conjoncture mensuelle viandes rouges (FranceAgriMer, 2 mai 2022)

5 à 7 % d’inflation à la fin juin (Insee, 9 mai 2022)

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