L’export en vif se relance

Les expéditions de bovins vers l’Italie et l’Espagne, mises à mal par la MHE, sont réautorisées.

« Le ministère de l’agriculture vient d’officialiser la conclusion d’un accord avec les autorités italiennes pour la reprise vers l’Italie des flux commerciaux de bovins de la zone réglementée MHE française », annonce la FNB dans un communiqué du 10 octobre.

« La FNB salue l’action du ministre de l‘agriculture, Marc Fesneau, et de ses équipes, qui ont fortement œuvré dans cet objectif, conformément aux attentes exprimées par les éleveurs, la toute première priorité au regard de la situation MHE étant en effet à la réhabilitation de toutes les destinations commerciales par protocole bilatéral entre pays, ainsi que la Commission européenne en a donné l’autorisation. »

« Après la réouverture de l’Espagne au 10 octobre, cette nouvelle annonce participe à lever la tension qui s’exerçait progressivement sur les éleveurs de la zone réglementée, jusqu’à présent contraints de maintenir les animaux sur les exploitations. Le protocole permettra l’envoi des bovins d’élevage vers l’Italie depuis la zone réglementée française, suite à une désinsectisation et une PCR négative des animaux. »

Des prix soutenus par la décapitalisation

« La FNB souligne que la valeur des animaux ne doit en aucun cas être affectée, bien au contraire. En effet, le marché demeure très favorable avec une offre réduite du fait de la décapitalisation. Quant aux surcoûts engendrés par le maintien des animaux sur la période et aux frais sanitaires, ils doivent faire l’objet d’une prise en charge par l’Etat pour ne pas ajouter aux difficultés financières d’un secteur d’ores et déjà marqué par de bas revenus et de lourdes charges de production. »

« Les discussions en cours avec les autres pays de destination des bovins français, autant pays tiers (Algérie…) que autres pays européens, doivent se concrétiser dans les meilleurs délais pour restaurer complètement la situation, et répondre aux besoins d’approvisionnement de ces pays. »

Pour Patrick Benezit, président de la FNB, « cette réouverture rétablit une perspective très positive. Elle était attendue au regard des flux historiques entre la France et les engraisseurs italiens. A moyen terme, la FNB rappelle que l’enjeu est à la déclassification de la maladie au plan européen, avec une approche révisée de gestion des maladies vectorielles. »

BC

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