Net rebond des IA sexées en 2020

Près de 560 000 inséminations bovines ont été réalisées avec de la semence sexée l’an passé : c’est 9,5% de plus qu’en 2019, après quatre années de repli de la technique.

L’Institut de l’élevage (Idele) fait le point, dans un nouveau document, sur l’utilisation de la semence sexée. « En 2020, 429 581 femelles ont été inséminées avec de la semence sexée ; cette activité représente 11,6% des inséminations premières (IAP). On observe en 2020 une progression de +9% des inséminations réalisées avec de la semence sexée. C’est un rebond important qui intervient après quatre années de reculs consécutifs. »

« La semence sexée est utilisée de façon préférentielle pour inséminer les génisses laitières : en 2020, 32,6% des IAP sur génisses laitières sont réalisées avec de la semence sexée femelle. Cet usage se développe aussi sur vaches laitières, aussi bien avec de la semence sexée femelle dans le but de procréer des femelles de renouvellement (+20 000 IAP sexées femelles sur vaches laitières) que de la semence sexée mâle (+4 022 IAP sexées mâles sur vaches laitières). »

Deux fois plus fréquent en Montbéliarde qu’en Holstein

« Chez les races allaitantes, la pratique est nettement moindre et en léger retrait sur l’année écoulée (-0,4% par rapport à 2019). Durant l’année 2020, seules 3,4% des génisses et 2,0% des vaches sont inséminées en semence sexée. » A l’inverse, « pour les taureaux de race Jersiaise, une dose mise en place sur deux (49,4%) est une dose sexée femelle. Pour les taureaux des races Montbéliarde et Brune, c’est respectivement 26,5% et 25,8% de l’activité IA , contre seulement 1,2% et 2,2% pour les taureaux des races allaitantes les plus représentées. »

« Après avoir atteint un pic d’activité en 2015, l’utilisation de la semence sexée a enregistré, sur les campagnes suivantes, un recul d’activité de l’ordre de 2 à 5% par an », rappelle l’Idele. « En 2020, malgré le contexte sanitaire inédit qui a fortement ralenti l’économie du pays, l’activité insémination en semence sexée connait un rebond important de +9% ». Précisément, 558 798 inséminations sexées ont été recensées en France (+9,5%), dont 429 581 IAP (+8,7%).

Race pure et croisement laitier

Selon l’Idele, les principaux changements de pratiques observés en 2020 se traduisent par : « un usage renforcé de la semence sexée femelle sur génisses laitières, en race pure et en croisement laitier (+12 761 IAP) ; un usage en développement sur vaches laitières, principalement avec de la semence sexée femelle (+20 000 IAP), en race pure et en croisement laitier ; un usage en développement de la semence sexée mâle sur vaches de races laitières (+4 022 IAP) ».

En 2020, 15 départements ont enregistré un recul de l’activité en semence sexée. « Les écarts observés vont de -1% à -68% pour le département des Yvelines. Les départements du Centre-Est comme le Loiret, l’Aube, le nord de la Bourgogne, l’Allier et l’Indre font partie des zones qui connaissent un recul en 2020. Tous les autres départements enregistrent une activité supplémentaire. Les progressions les plus importantes se situent sur la partie ouest du territoire national, en premier lieu dans les zones de fortes concentrations laitières, du Finistère, de Normandie, des Pays de la Loire, puis du Centre et enfin du sud (Nouvelle Aquitaine et Occitanie). »

BC

A télécharger : Le point sur l’utilisation de semence sexée en 2020 (Idele, 9 juin 2021)

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