Plus de lait par vache en Nouvelle-Zélande

L’agence néo-zélandaise DairyNZ résume ainsi les résultats de sa dernière analyse : toujours plus de lait par vache mais un nombre total de vaches laitières (VL) en baisse.

Au cours des douze mois précédant juin 2017, la VL moyenne néo-zélandaise s’est surpassée et a produit un niveau record de lait de 4 259 litres pour la saison contre 4 185 pour la saison passée. Qui plus est, son lait contient plus de matière utile que jamais auparavant avec 381 kg MS, à comparer au 372 kg MS de 2015/16. Parallèlement, ces dernières statistiques révèlent que les effectifs et le nombre de troupeaux laitiers ont diminué et ce pour la deuxième année consécutive.

Le dernier recensement dénombre en effet 4,86 ​​millions de vaches à l’échelle nationale, contre 4,99 millions en 2015/16. Conjointement et sur la même période, le nombre de troupeaux a diminué, passant de 11 918 à 11 748. Cependant, malgré cette baisse du nombre de vaches, la collecte de lait s’est maintenue à un niveau quasi équivalent : 20,7 milliards de litres de lait contenant 1,85 milliard de kg MS en 2016/17 contre 20,9 et 1,86 pour la saison précédente. Selon Matthew Newman, économiste pour DairyNZ, cette augmentation de la productivité laitière signifie que les agriculteurs optent pour des animaux améliorant d’année en année la conversion de l’herbe en lait – objectif national de sélection du secteur. « Nous produisons des quantités de lait similaires avec moins de vaches, en partie parce que nous élevons de meilleurs animaux et les nourrissons mieux », précise-t-il. La taille du cheptel moyen est désormais de 414 vaches, en baisse par rapport au 419 de 2015/16. « Les gains moindres des saisons passées ont certainement forcé certains agriculteurs à reconsidérer la taille de leur cheptel, à se recentrer et à travailler à créer des troupeaux de remplacement de haute qualité qui surpasseront leur génitrice en terme de productivité, de longévité et de fertilité ». Les changements dans les races laitières se poursuivent. Les races croisées Holstein/Jersey représentent désormais 48 % des vaches, contre 40 % en 2010/11. Les Holstein constituent 33,5 % du cheptel national et les Jerseys 9,3 %. Le recours à  l’insémination artificielle (IA) a augmenté et atteint 72,7 %, en légère hausse par rapport à la saison précédente. Le nombre de génisses inséminées à l’IA a également augmenté. Le taux moyen de gestation, 6 semaines après insémination, a légèrement diminué et se situe à 65,6 % en 2016-2017 ; cette baisse reflétant très certainement les conditions printanières difficiles de 2016.  À noter que l’île du Sud produit maintenant 43,4 % de la matière utile nationale, contre 35,6 % il y a dix ans.

 

Lisez également

Le lait bio « n’est pas en crise »

Si « l’offre est momentanément supérieure à la demande, rien ne laisse penser qu’un palier de …