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Que d’eau ! Que d’eau !

La pluie complique la mise à l’herbe tandis que la pousse accélère.

« Le mois de mars a été caractérisé par des températures proches des valeurs de saison en début et fin de mois, entrecoupé d’un épisode de douceur marqué. Côté précipitations, les pluies ont été très abondantes, dépassant la normale de 85 % à l’échelle nationale », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans sa Note agro-climatique et prairies du 17 avril. « La situation des prairies ne s’est pas grandement améliorée depuis mi-mars. La pluie a persisté et empêché les sols de ressuyer correctement. »

« Sur une grande moitié nord de la France, les éleveurs n’ont pas amorcé la mise à l’herbe et ont continué à nourrir les animaux en bâtiment pour ne pas risquer d’abîmer les parcelles. Pourtant, les températures étonnamment douces ont permis à la pousse de l’herbe de décoller et celle-ci avance vite en stade. Les éleveurs vont devoir être particulièrement réactifs dès que le beau temps sera de retour pour mettre à l’herbe les animaux et faucher certaines parcelles du circuit de pâturage ainsi que les RGI qui arrivent à maturité. »

« Dans le Sud, la portance était suffisante en plaine dès fin-mars à début-avril et les animaux ont pu sortir rapidement. La situation était un peu plus délicate en altitude. Les maîtres-mots de la gestion de l’herbe cette année sont « patience » et « réactivité », note encore l’Idele.

BC

Crédit photo : Xavier Demongin/Minagri

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