Dans un communiqué, l’Élysée confirme que la France s’opposera à la signature de l’accord UE–Mercosur, jugé « d’un autre âge » et inadapté aux enjeux actuels, notamment agricoles.
Dans ce communiqué de presse, le Président de la République estime que les gains économiques attendus sont limités (+0,05 % de PIB européen à l’horizon 2040 selon la Commission) et ne justifient pas d’exposer des filières sensibles. Le gouvernement met toutefois en avant plusieurs avancées obtenues dans les discussions : création d’une clause de sauvegarde permettant de suspendre rapidement des importations agricoles en cas de déstabilisation du marché, premières mesures de réciprocité sur les normes de production (pesticides, antibiotiques, alimentation animale) et renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires.
La France souligne également des engagements européens sur le maintien du budget de la PAC (avec 45 Md€ supplémentaires annoncés à partir de 2028) et sur l’absence d’impact de la taxe carbone aux frontières sur le prix des engrais.
Malgré cela, face au rejet politique exprimé en France, Paris annonce qu’il votera contre la signature et poursuivra ses efforts pour faire appliquer concrètement les protections obtenues en faveur des agriculteurs.
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