125 M€ pour « améliorer les élevages »

125 M€ pour « améliorer les élevages »

Julien Denormandie a fourni, le 9 septembre, des précisions sur le contenu du plan de relance.

Le ministre de l’agriculture et de l’alimentation a clôturé l’assemblée générale de l’interprofession laitière (Cniel), le 9 septembre à Paris. Il a salué « la force de la filière », qui lui a permis de poursuivre son activité pendant le confinement. Il a souligné son implication dans les Etats généraux de l’alimentation (EGA). « C’est dans le lait que ça marche le mieux », a-t-il acté, avec « un effet positif » sur le prix du lait, « beaucoup plus limité sur la viande ». Thierry Roquefeuil, président du Cniel et de la FNPL, admet que le lait français est actuellement payé « 15 à 30 €/1000 l » de plus qu’en Allemagne ou aux Pays-Bas. Pour autant, il n’est pas au niveau du prix de revient calculé par la filière, soit 384 €/1000 l en plaine ou 459 €/1000 l en montagne. La « petite euphorie » ressentie au moment du Salon de l’agriculture, en février dernier, a fait place à une « crise économique qui est plutôt devant nous ».

Moins de « tourteau brésilien »

Julien Denormandie a dit sa volonté de poursuivre dans la logique des EGA, en dépit de « quelques trous dans la raquette », en ce qui concerne par exemple les produits à marque de distributeur (MDD). « Nous devons être plus vigilants par rapport à certains comportements inacceptables en matière de répartition de la valeur au sein de la filière ». Mais celle-ci doit aussi « gagner en compétitivité », de sorte que chaque Français puisse accéder aux produits laitiers et que l’exportation perdure. C’est le sens du plan de relance dévoilé le 3 septembre par le gouvernement, sur lequel le ministre a donné quelques précisions. Les « plus de 100 millions d’euros » promis à un plan protéines iront à des cultures alternatives au « tourteau de soja brésilien » ainsi qu’au développement de fourrages adaptés au changement climatique. Le réchauffement implique aussi de reconsidérer les bâtiments d’élevage : « il y aura une ligne de financement », a déclaré le ministre. « Plus de 125 millions d’euros iront à l’amélioration de nos élevages ».

« Montez des projets »

Julien Denormandie invite la filière laitière à travailler sans délai avec lui sur la finalisation du plan de relance de sorte que, dès le 1er janvier 2021, le dispositif soit opérationnel pour les exploitations et les entreprises. « Utilisez votre dynamique pour monter des projets. Le financement n’est pas un problème. C’est la première fois, depuis trois ans que je suis ministre (1), que je m’exprime ainsi », a-t-il remarqué en substance.

BC

(1) Avant d’entrer au ministère de l’agriculture, le 6 juillet 2020, Julien Denormandie, ingénieur agronome de formation, était, depuis juin 2017, secrétaire d’État auprès du ministre de la cohésion des territoires.

A télécharger : Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 11 septembre 2020)

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