131,1 q/ha en fourrage

Le ministère de l’agriculture révise à nouveau à la hausse le rendement et la production de maïs fourrage.

Au 1er décembre, la production 2023 de maïs fourrage était estimée à 16,3 millions de tonnes (Mt), « en hausse par rapport à 2022 (+ 18,8 %) et par rapport à la moyenne 2018-2022 (+ 2,6 %), à la faveur d’un très bon rendement à 131,1 q/ha », a indiqué le 12 décembre le ministère de l’agriculture. C’était 107,9 q/ha en 2022 et 149 q/ha en 2021, année record selon Arvalis.

« La production de maïs grain (y compris semences) est à nouveau révisée à la hausse, à 12,8 Mt. Elle est ainsi en forte hausse par rapport à la très faible récolte 2022 (+ 16,1 %) mais en baisse par rapport à la moyenne 2018-2022 (- 3,8 %). Le rendement du maïs grain (hors semences) est réévalué à 100,8 q/ha (+ 28,4 % par rapport à 2022). »

« La production de tournesol est estimée à 2,1 Mt. Elle est notamment en hausse de 19,5 % par rapport à 2022 et de 36,9 % par rapport à la moyenne 2018-2022, en lien avec des surfaces élevées (0,83 million d’hectares – Mha) et un bon rendement (25,9 q/ha). »

« La production de soja est révisée à la baisse, à 0,39 Mt, avec un rendement à 25 q/ha. Elle est en hausse par rapport à 2022 (+ 4,6 %) et en baisse par rapport à la moyenne 2018-2022 (- 4 %). »

« Alors que les conditions météorologiques retardent les arrachages de betteraves industrielles, le rendement national est attendu à 83,5 t/ha pour l’ensemble de la campagne 2023, en hausse par rapport à 2022 (+ 6,4 %). La production est ainsi révisée à la hausse, à 31,5 Mt. Elle est quasi-stable par rapport à 2022 (+ 0,1 %) mais reste inférieure à la moyenne 2018-2022 (- 7,2 %). »

« La production de pommes de terre de conservation et demi-saison est estimée à 7 Mt. Elle augmente fortement par rapport à 2022 (+ 14,7 %) et par rapport à la moyenne 2018-2022 (+ 9,2 %). En revanche, la production nationale de pommes de terre de féculerie, estimée à 0,7 Mt, est en forte baisse par rapport à 2022 (- 10,8 %) et à la moyenne 2018-2022 (- 22 %). »

Céréales d’hiver en baisse, colza en hausse

« En 2024, les surfaces de céréales d’hiver sont estimées à 6,4 Mha : elles diminueraient nettement par rapport à 2023 (- 5,1 %) et par rapport à la moyenne 2019-2023 (- 3,5 %). Toutes les céréales d’hiver sont concernées par cette baisse », note le ministère de l’agriculture. « Les pluies abondantes, observées depuis la mi-octobre sur l’ensemble du territoire, empêchent les interventions dans les champs et pourraient conduire à des reports de semis au printemps. En revanche, la sole du colza d’hiver, semé plus tôt, continue d’augmenter (+ 0,5 % par rapport à 2023). »

« Les surfaces de blé tendre d’hiver sont estimées à 4,49 Mha pour la récolte 2024, en baisse de 5,1 % par rapport à 2023 et de 4,7 % par rapport à la moyenne 2019-2023. Excepté 2020 où elles avaient chuté à 4,23 Mha, elles pourraient être les plus faibles depuis 2003. La plupart des régions sont concernées par cette baisse. En Pays de la Loire et Midi-Pyrénées, les surfaces de blé tendre d’hiver diminueraient de plus de 20 % sur un an. »

« Les surfaces d’orge d’hiver sont estimées à 1,31 Mha, en baisse de 4 % par rapport à 2022 mais en hausse de 3,1 % par rapport à la moyenne 2019-2023. En Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Pays de la Loire, elles diminueraient de plus de 10 % par rapport à 2023. Elles seraient quasi-stables en Centre-Val de Loire et Grand Est, régions où elles sont les plus élevées. »

« Les surfaces de triticale sont estimées à 307 000 ha, en baisse de 5,7 % par rapport à 2023 et de 2,3 % par rapport à la moyenne 2019-2023. Comme celles de blé tendre, elles baisseraient dans la plupart des régions. Les surfaces d’avoine d’hiver et de seigle diminueraient respectivement de 4 % et 4,3 % par rapport à 2023. »

« Les surfaces de colza d’hiver sont estimées à 1,35 Mha : elles seraient en hausse pour la troisième année consécutive. Elles augmenteraient légèrement par rapport à 2023 (+ 0,5 %) et fortement par rapport à la moyenne 2019-2023 (+ 17,4 %). Elles seraient en hausse en Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire, Ile-de-France et Occitanie. »

BC

Lisez également

L’assurance prairie jugée inéfficace

Dans une lettre adressée au Premier ministre, la Fédération nationale bovine (FNB) et FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) alertent sur les dysfonctionnements du dispositif actuel de gestion des risques climatiques en prairies.