Prairie : un déficit historique malgré une repousse timide

Au 20 octobre 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors DROM) accuse un retard considérable, atteignant un niveau historiquement bas depuis au moins 40 ans.

La pousse de l’herbe a repri mais au ralenti et le déficit 2026 restera. Ainsi la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 43 % à celle enregistrée sur la période de référence 1989-2018. Un niveau record : À cette période de l’année, la production représente seulement 55 % de la pousse annuelle de référence, contre 96 % en moyenne. Bien que la baisse des températures et le retour de quelques précipitations aient permis un léger frémissement, la reprise sur le dernier mois ne représente que 2 % d’une pousse annuelle normale, loin des 8 % habituels à la même époque.

Une situation critique sur la quasi-totalité du territoire

Le déficit de production touche l’ensemble des régions fourragères à des degrés divers :Il dépasse les 30 % dans 85 % des régions fourragères, ce qui représente 88 % des surfaces en prairies permanentes. Le déficit s’accentue particulièrement, dépassant les 50 %, le long d’un axe reliant le Limousin à l’Alsace (avec notamment un indice ISOP de 48 en Grand Est et 49 en Bourgogne-Franche-Comté). Seules quelques zones échappent à cette tendance critique, principalement sur le pourtour méditerranéen (comme en Paca avec un indice de 94) et le nord des Alpes, ou de manière très locale là où les pluies ont été plus soutenues.

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