Abattages allaitants et laitiers divergent

En août, les abattages de vaches laitières (63 336, + 3,5 % sur un an) ont rejoint ceux de vaches allaitantes (63 820, – 3,4 %).

En août 2022, « les abattages de vaches laitières augmentent de 3,5 % en têtes sur un an. Malgré des prix soutenus du lait, les conséquences de la sécheresse et de la canicule sur le volume de production d’herbe incitent certains éleveurs à décapitaliser leur cheptel », analyse le ministère de l’agriculture dans une publication Agreste du 30 septembre. « Face à une demande soutenue et à une offre limitée au niveau national et européen, le cours de la vache de type O reste élevé et dépasse de 1,52 €/kg carcasse le niveau de 2021. Les abattages de génisses (allaitantes et laitières réunies, ndlr) sont également en hausse (+ 1,5 % sur un an), les éleveurs anticipant les conséquences de la sécheresse sur les disponibilités en fourrage pour cet hiver.

« A l’inverse, les abattages de vaches allaitantes reculent en nombre de têtes (- 3,4 %). À 5,20 €/kg carcasse, le cours moyen de la vache R dépasse de 26 % celui d’août 2021. Les abattages de bovins mâles de 8 à 24 mois s’inscrivent dans la même tendance (- 7,3 % en têtes). Le cours de ces jeunes bovins bénéficie toujours d’un déficit d’offre et dépasse de 28 cts/kg le niveau de l’an dernier. Les abattages de veaux de boucherie se replient également par rapport à l’an dernier (- 8,1 %). A 6,21 €/kg carcasse, leur cours est supérieur de 16,2 % à son niveau de 2021. »

Replis de la production…

En juillet 2022, « avec près de 327 000 têtes, la production de bovins finis est en repli sur un an (- 4,4 %). Les échanges commerciaux de bovins finis, en repli sur un an, restent limités en nombre d’animaux. La consommation de viande bovine augmente de 1,9 % sur un an », grâce à une hausse des importations.

« En juillet 2022, les exportations de broutards reculent de 16 % par rapport à 2021. Les ventes de broutards vers l’Italie, principal marché de débouchés pour la France, sont en retrait de 13,3 % par rapport à l’an dernier. Cette baisse concerne toutes les catégories d’animaux. Les ventes de broutards vers l’Espagne reculent d’un tiers. Ce repli concerne plus particulièrement les broutards de moins de 160 kg (62,7 % des achats espagnols). En août, les cours des broutards fléchissent légèrement, mais dépassent de 23,4 % leur niveau de l’an dernier, conséquence du déficit d’offre. »

… et du solde commercial

« En juillet 2022, le solde du commerce extérieur de viande bovine se dégrade en volume comme en valeur. Les exportations de viande bovine sont en repli de 17 % sur un an. Elles reculent vers les principaux clients que sont l’Italie, l’Allemagne et la Grèce. Seuls les envois vers les Pays-Bas progressent. Les importations dépassent de 13,6 % leur niveau de 2021. Sur un an, elles sont en hausse essentiellement en provenance du Royaume-Uni, de Pologne et d’Irlande. »

En juillet 2022 toujours, « le coût des aliments pour bovins continue d’augmenter : + 31 % sur un an pour les céréales et + 27,1 % pour les aliments composés », toujours selon le ministère de l’agriculture.

BC

A télécharger :

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 20 oct. 2022)

Conjoncture de la viande bovine (FranceAgriMer, 14 oct. 2022)

Dégradation du solde commercial en produits laitiers et viande bovine (ministère de l’agri., 13 oct. 2022)

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 12 oct. 2022)

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 5 oct. 2022)

Les prix à la production compensent le coût de l’aliment (ministère de l’agriculture, 5 oct. 2022)

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 30 sept. 2022)

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 28 sept. 2022)

Conjoncture viandes rouges (FranceAgriMer, 28 sept. 2022)

La hausse des prix agricoles ralentit (ministère de l’agriculture, 30 sept. 2022)

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