La sécheresse n’est pas généralisée

L’indice d’humidité des sols au 1er août 2018 est excédentaire dans l’ouest, le sud et la Corse, mais il est déficitaire ailleurs, particulièrement dans les Vosges.

« La température du mois de juillet a été en moyenne de 23,2 °C, soit + 2,2 °C au-dessus de la normale », indique le ministère de l’agriculture dans son bulletin climatique mensuel diffusé le 9 août. « D’après Météo-France, juillet 2018 est le 3e mois de juillet le plus chaud depuis 1900. »

Manque de pluies dans le nord et nord-est

En juillet, « les précipitations ont été déficitaires en moyenne (79% par rapport à la normale), mais avec de forts contrastes géographiques. Le Sud-Est (+ 132%) et le Centre-Est (+ 116 %) ont été particulièrement arrosés, tandis que le Nord-Est (- 60%) et le Nord (- 58%) ont enregistré un déficit élevé. »

« Les précipitations cumulées depuis le 1er mars 2018 sont excédentaires en moyenne (+ 17%) et dans toutes les régions, à l’exception du Nord-Est (- 9%) et du Nord (- 6%). » Au 1er août, « l’indice d’humidité des sols est contrasté : excédentaire en Corse et au sud d’un axe allant du Nord-Ouest au Sud-Est, légèrement déficitaire sur le reste du territoire. »

Les nappes d’eau en situation « assez favorable »

Le niveau des nappes au 1er août 2018 « est hétérogène d’une région à l’autre », a indiqué le 13 août le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). « La moitié des nappes (51 %) affichent un niveau modérément haut à très haut et un tiers d’entre elles (29 %) affichent un niveau modérément bas à très bas . Le cinquième restant (20 %) se situe dans la moyenne. Cette situation, assez favorable pour cette époque de l’année, est liée à l’incidence notable des pluies qui se sont prolongées tard au printemps. A l’exception de quelques secteurs, les niveaux de nappes se situent globalement au-dessus des niveaux généralement observés en été. »

Lisez également

Courants parasites : dix ans de galère au Gaec de la Gasotte

Lorsque les associés du Gaec de la Gassotte (Vienne) créent en 2008 un nouveau site laitier, ils ne se préoccupent ni de l’emplacement du bâtiment ni de celui des deux robots de traite. Or, dès la mise en route, des courants parasites viennent perturber la santé des Holsteins. Plus de dix ans de galère s’écouleront avant d’en trouver l’origine. L’un des deux robots était posé sur la tranchée contenant la conduite d’eau et le câble électrique du bâtiment. Une configuration catastrophique pour les laitières.