Le diagnostic MHE pris en charge

Marc Fesneau promet le soutien de l’État aux élevages touchés par la maladie hémorragique épizootique (MHE), au nombre de 2 136 désormais.

A l’occasion d’un déplacement le 2 novembre à Monein (Pyrénées-Atlantiques) dans un élevage bovin impacté par la MHE, le ministre de l’agriculture a indiqué que la France dénombrait désormais 2 136 foyers de la maladie dans le Sud-Ouest (cf. la carte publiée par le ministère). C’était 2 019 au 26 octobre. Si l’expansion de la MHE semble ralentir, un douzième département – la Dordogne – est à son tour touché, a précisé la cellule de veille du ministère le 3 novembre.

Marc Fesneau a annoncé « le déploiement d’un plan d’action pour soutenir la filière et atténuer l’impact de cette maladie pour les éleveurs. Ce plan, dont il conviendra d’affiner les mesures avec les professionnels, devra permettre d’approfondir les connaissances existantes sur la maladie et ses impacts sanitaires afin d’adapter les mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre la maladie », précise un communiqué du ministère. « Il servira également de fil conducteur pour coordonner l’action des parties prenantes (professionnels, vétérinaires, services de l’État) et informer les États membres et les pays tiers de l’évolution de la situation sanitaire afin de maintenir l’ouverture des marchés. Les fragilités du modèle économique de la filière bovine, dont la dépendance aux marchés italien et espagnol est mise en lumière par cette crise sanitaire, ont vocation à être prises en compte dans ce plan pour améliorer la résilience de la filière. »

« En matière d’indemnisations, les analyses PCR et les frais vétérinaires pour la réalisation du prélèvement en cas de suspicion clinique seront intégralement pris en charge par l’État. Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a, de plus, réuni un groupe de travail dès la mi-octobre pour préparer les conditions d’un accompagnement conjoint – par l’État et par le fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) – de l’impact économique mesurable à court terme de la MHE sur les exploitations (mortalités et coût des soins aux animaux malades) », précise encore le communiqué.

BC

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