Le lait « de pâturage » a sa définition

L’interprofession laitière (Cniel) vient d’approuver un référentiel relatif au lait « de pâturage ». Des durées et des surfaces minimales sont définies, mais pas seulement.

Pour qu’un produit laitier puisse faire usage de la mention « pâturage », il est nécessaire qu’il soit fabriqué à partir de lait issu d’élevages bovins laitiers volontaires et respectant les conditions de durée et de surfaces suivantes, indique le Cniel :

  • L’élevage doit assurer un minimum de 120 jours de pâturage aux vaches laitières chaque année, à raison d’au moins 6 heures par jour au pâturage. Par ailleurs, une journée de pâturage correspond à une journée où 95% des vaches laitières en lactation ont accès au pâturage. Dans le cas des systèmes de traite robotisée, une durée minimale de 720 heures par an et par vache laitière est à respecter.
  • L’élevage doit assurer une surface minimale de 10 ares (1 000 m2) par vache laitière. Les pâtures prises en compte pour définir la surface minimale de pâturage doivent avoir une entrée située dans un rayon de 2 km du lieu de traite, hors période de tarissement. La surface minimum indique la part du cadastre destinée au pâturage des vaches laitières pour l’année, et non un chargement, de façon à ne pas exclure les élevages en pâturage tournant dynamique.
  • En cas d’aléa climatique exceptionnel, les élevages engagés dans des démarches « de pâturage » ont la possibilité de convenir du retrait des animaux des parcelles pour préserver leur bien-être.

BC

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