Le « steak » végétal dans le collimateur

Le gouvernement revient à la charge sur la dénomination des aliments alternatifs à la viande.

« Les dénominations utilisées pour désigner des denrées alimentaires d’origine animale ne peuvent être utilisées pour décrire, commercialiser ou promouvoir des denrées alimentaires comportant des protéines végétales », dispose un avis, publié le 14 septembre au Journal officiel, portant sur le projet de décret relatif à l’utilisation de certaines dénominations employées pour désigner des denrées comportant des protéines végétales.

Une première annexe au projet de décret définit les « termes dont l’utilisation est interdite pour la désignation de denrées alimentaires comportant des protéines végétales ». Sont par exemple prohibées les appellations « steak », « escalope » ou « jambon ». Une deuxième annexe définit les « termes autorisés pour la désignation des denrées alimentaires d’origine animale pouvant contenir des protéines végétales » ainsi que la « part maximale de protéines végétales que peuvent contenir les denrées pour lesquelles ces termes sont utilisés ». Par exemple, un « cordon bleu » pourra être ainsi étiqueté dans la mesure où sa teneur en protéines végétales, exprimée en extrait sec, ne dépasse pas 3,5 %.

Le Conseil d’Etat avait suspendu en urgence, le 27 juillet 2022, un premier décret (du 29 juin 2022) restreignant les dénominations pouvant s’appliquer aux produits alimentaires contenant des protéines végétales.

BC

Crédit photo : Nxtfood (l’entreprise lilloise commerciale des produits à partir de protéines de pois et de blé sous la marque Accro – voir notre article publié en 2021).

Lisez également

« On est à 98 % en qualité de gaz »

Avec son unité de méthanisation, le Gaec Kerroch-Vihan, à Guern (Morbihan), absorbe plus de 80 % des déjections animales tout en produisant un gaz affichant un bon rendement thermique.