La situation des prairies françaises continue de se dégrader. Au 31 août 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 37 % à la normale, selon le dernier indicateur ISOP publié par Agreste. Les fortes chaleurs et le manque de pluie, installés depuis le printemps, ont fortement limité la production d’herbe.

L’indice national de rendement des prairies permanentes s’établit ainsi à 63 % de la normale, calculée sur la période 1989-2018. Agreste souligne que « l’herbe ne pousse quasiment nulle part » et que le déficit de production continue de se creuser sur la quasi-totalité du territoire. Les quelques pluies enregistrées localement à la fin août n’ont pas permis d’inverser la tendance.
Une production annuelle fortement amputée
Au 31 août, seulement 51,8 % de la pousse annuelle de référence avait été réalisée en France, contre 82,2 % en moyenne sur la période 1989-2018. Le retard atteint donc plus de 30 points à cette date. La rupture avec les années précédentes est particulièrement nette depuis le début de l’été. Les écarts sont importants selon les régions. Les Pays de la Loire affichent 61,8 % de la pousse annuelle de référence réalisée, contre 85,4 % habituellement à cette date. La Bretagne se situe à 56,8 %, contre 85 %, tandis que la Normandie atteint 55,2 %, contre 86 % en moyenne. Le déficit est encore plus marqué en Bourgogne-Franche-Comté, avec seulement 46,1 % de la pousse annuelle réalisée, et dans le Grand Est, à 47 %.
Seule exception notable, la région Paca présente une situation proche de sa référence annuelle, avec 74,6 % de la pousse réalisée au 31 août contre 78,1 % habituellement.
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