Max Havelaar va soutenir le lait français

Le célèbre label, connu pour son appui aux paysans du Sud, lance une filière de commerce équitable dans le lait en France. Son partenaire : l’Association Centrale des Laiteries Coopératives des Charentes et du Poitou.

« Fairtrade/Max Havelaar s’engage aujourd’hui sur les filières françaises de blé et lait grâce à une méthode inédite de fixation du prix garanti en fonction du territoire et d’un objectif chiffré de revenu », annonce l’ONG dans un communiqué du 5 mai. « La traditionnelle prime collective propre au commerce équitable [20 €/1000 l dans le lait], l’éligibilité automatique en cas de conversion vers le bio et un cahier des charges compatible Haute Valeur Environnementale-HVE seront des outils d’accompagnement vers une agriculture durable. L’approche territoriale et l’éligibilité des jeunes en installation contribueront au maintien de l’activité agricole dans les territoires en déprise. Cette innovation est expérimentée sur le marché français et le dialogue ouvert au niveau européen. »

« 40-41 centimes par litre »

En pratique, Max Havelaar envisage un prix minimal de « 40-41 centimes par litre » payé à l’éleveur pour pouvoir décerner son label, a indiqué Blaise Desbordes, directeur général France, le 5 mai sur BFM Business. Objectif affiché : apporter une solution dans les « poches de précarité et de détresse » qui existent dans la filière laitière. Premier partenaire pour cette action : l’Association Centrale des Laiteries Coopératives des Charentes et du Poitou (ACLCCP). Son président, Patrick Roulleau, explique : « en nous engageant dans la certification Produits laitiers équitables Max Havelaar, notre objectif est d’obtenir pour la filière lait Charentes-Poitou une valorisation décente, pour mieux rémunérer la qualité du travail des producteurs et ainsi maintenir cette filière laitière en déprise depuis quelques années sur notre territoire ».

« Nous avons utilisé les leçons de nos filières historiques pour créer ce nouveau cahier des charges adapté à la France, en dialoguant avec les producteurs. Alors que tout le monde parle de garantir un prix juste, transparent et supérieur aux coûts de production à l’agriculteur, nous le proposons aujourd’hui concrètement et de façon territorialisée », précise encore Blaise Desbordes.

BC

A télécharger : Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 7 mai 2021)

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