Pousse de l’herbe : + 20 % jusqu’au 20 mai

Au 20 mai 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes demeure excédentaire en France. Selon les dernières données Agreste, elle dépasse de 20 % la moyenne observée sur la période de référence 1989-2018. Depuis lors, la canicule de fin mai aura un impact sur le prochain relevé. 

Après un début de campagne très favorable, la dynamique ralentit toutefois depuis plusieurs semaines. Le déficit pluviométrique observé en avril, suivi d’une période fraîche à la mi-mai, commence à limiter la croissance de l’herbe dans de nombreuses régions.

Malgré ce ralentissement, l’excédent de pousse concerne encore l’ensemble du territoire. Les niveaux les plus élevés sont enregistrés en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes, avec des excédents proches de 30 %. À l’inverse, la situation apparaît plus contrastée dans le quart sud-ouest. En Nouvelle-Aquitaine notamment, les fortes pluies hivernales avaient retardé le démarrage de la végétation et la pousse reste seulement légèrement supérieure à la normale.

Sur le dernier mois, la production d’herbe est devenue déficitaire dans la quasi-totalité des régions françaises, à l’exception d’Auvergne-Rhône-Alpes où elle reste conforme aux normales. Le déficit dépasse même 20 % sur une large bande allant des façades atlantiques jusqu’au Grand Est.

À l’échelle régionale, les indicateurs de rendement restent néanmoins bien orientés avec des niveaux supérieurs à la moyenne dans toutes les grandes régions fourragères françaises.

Lisez également

Guerre des prix : l’amont fragilisé

Le 21 mai 2026, la commission d'enquête sénatoriale sur les marges des industriels et de la grande distribution a rendu ses conclusions.