Un steak haché équitable

Intermarché promet 4,35 €/kg carcasse aux éleveurs.

« La marque citoyenne d’Intermarché Les éleveurs vous disent MERCI ! poursuit son développement en lançant un steak haché Charolais 12 % façon bouchère », annonce un communiqué du 18 septembre. « Issu d’un projet coconstruit entre Intermarché et 80 agriculteurs partenaires de la SVA Jean Rozé, tous adhérents aux associations d’éleveurs ELVEA, ce nouveau produit MERCI ! permet, sous la forme d’une contractualisation, de revaloriser le prix payé à l’éleveur à hauteur de 4,35 €/kg en moyenne, soit plus de vingt centimes que la cotation actuelle pour la Charolaise. »

En rayon dans 550 magasins des régions Bretagne et Ile-de-France, ce steak haché existe sous deux formats : deux pièces de 125 g vendues 3,60 € et une barquette de 350 g à 4,79 € (…) S’il rencontre le succès escompté, sera déployé dans l’ensemble des points de vente de l’Hexagone au second semestre 2021. »

300 € de plus par animal

« À l’instar du lait lancé en février 2018, le packaging détaille, de manière explicite, la composition du prix : rémunération revenant à l’éleveur, coûts de conditionnement, coûts de distribution, rémunération du point de vente et part de TVA. Ainsi, en achetant le steak haché Charolais Les éleveurs vous disent MERCI !, les clients sont assurés de reverser plus de la moitié du prix payé en magasin à l’agriculteur et disposent d’explications nécessaires pour comprendre la répartition de ce montant. »

« Le steak haché Charolais MERCI ! va nous aider à mieux vivre de notre travail. Il va nous apporter des compléments de revenu de plus de 300 € par animal vendu au regard des cours 2019. Rejoindre ce projet est aussi l’opportunité de participer à une belle aventure. Nous sommes fiers d’y participer, valoriser notre métier et notre filière », indique Pierre Aillerie, éleveur bovin Les éleveurs vous disent MERCI !.

BC

A télécharger : Tableau de bord hebdomadaire des viandes (FranceAgriMer, 21 septembre 2020)

A lire également : « Les éleveurs pris en otage » (Tribune des races à viande du Massif central, 18 septembre 2020)

Lisez également

Négociations commerciales : hors de France, hors Egalim

Savencia réalise 60 % de son chiffre d’affaires avec deux centrales européennes, ce qui le place dans « une dépendance économique » vis-à-vis de ces acteurs. Pour un lait produit et consommé en France, la négociation se fait donc bien souvent hors des frontières et en dehors du cadre de souveraineté de l’amont souhaité par Egalim.