Le marché bovin français reste marqué par une offre limitée. En juillet, les abattages de gros bovins ont reculé de 7,9 % sur un an, à 218 000 têtes, et de 10,3 % par rapport à la moyenne 2021-2025.

La baisse est particulièrement nette pour les vaches allaitantes, dont les abattages diminuent de 12,6 %. Les vaches laitières résistent davantage, avec un recul limité à 0,8 %.
Cette faiblesse de l’offre continue de soutenir les prix. En juillet, la vache O s’est négociée à 6,20 €/kg carcasse, un niveau stable sur un an mais encore supérieur de 28,2 % à la moyenne des cinq dernières années. Le veau de boucherie recule à 7,50 €/kg, tout en restant légèrement au-dessus de son niveau de juillet 2025.
Une demande moins dynamique
Le principal point de vigilance se situe désormais du côté de la demande. En juin, dans un contexte de fortes chaleurs, la consommation apparente de viande bovine a diminué de 6,5 % sur un an et de 11,4 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les échanges extérieurs suivent la même tendance, avec des exportations en baisse de 13,8 % et des importations en recul de 10,6 %.Malgré ce ralentissement de la demande, la tension sur l’offre permet pour l’instant aux cours de rester élevés. Le marché entre donc dans l’automne avec un équilibre particulier : moins de bovins disponibles, mais une consommation en retrait.Du côté des charges, la pression reste également présente. En juin, le prix des intrants pour les exploitations bovines viande était supérieur de 5,8 % à celui de juin 2025 et de 4,6 % à la moyenne 2021-2025.
À l’export, la situation est contrastée. Les ventes de bovins d’élevage ont progressé de 10 % en juin, portées notamment par les génisses, en hausse de 35,1 %, et les veaux d’élevage, en hausse de 36,4 %. Les broutards légers reculent toutefois fortement, de 30,2 % sur un an.
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