La viande bio continue sur son élan

La production de viande bovine bio a progressé de 12 % en 2020, selon l’interprofession bétail et viande (Interbev).

« Globalement, la production de bovins bio allaitants, incluant des vaches jeunes ou adultes, des génisses, des bœufs, des jeunes bovins et taureaux, a continué à se développer en augmentant de 12 % entre 2019 et 2020 en volume (19 663 tonnes équivalent carcasse). Une croissance portée en particulier par les génisses (+ 17 % en nombre de têtes), mais aussi par le fait que les conversions de cheptels à l’élevage biologique se sont poursuivies ces dernières années », constate Interbev dans son Observatoire des viandes bio 2020.

« Une proportion importante des troupeaux de bovins allaitants, en complément des animaux laitiers (12 527 tonnes équivalent carcasse en 2020, + 12 %) et mixtes, a alimenté le marché du steak haché et des viandes prêtes à découper. Au rayon libre-service des grandes surfaces (hard-discount, proxi et e-commerce inclus), les ventes de viande hachée de bœuf bio ont ainsi progressé de 11,2 % en volume et de 11,6 % en valeur, passant de 4 347 tonnes en 2019 à 4 834 tonnes en 2020 ; ce qui a entraîné un déséquilibre matière important. Toutefois, les professionnels de la filière ont réussi à valoriser une partie des pièces dites nobles, comme l’entrecôte ou le faux-filet, notamment en boucheries artisanales, mais pas assez pour valoriser toutes les pièces au vu du fort déséquilibre créé par la demande en steak haché. »

Stabilité en veau

« En 2020, la production de veaux bio a été perturbée par la crise sanitaire, mais elle reste stable avec seulement 1 % de croissance en volume (3 258 tonnes équivalent carcasse) par rapport à 2019. Face aux incertitudes, les professionnels ont, en effet, dû réorienter certains animaux vers la production de broutards, de génisses ou de bœufs, avec une diminution des volumes d’abattage. »

« Plus précisément, la filière veau de lait s’est maintenue, notamment dans les boucheries artisanales et les rayons traditionnels des magasins spécialisés, tandis que le veau rosé, destiné, pour une part importante, à la restauration hors domicile et aux produits élaborés, a subi les effets des confinements et restrictions. Néanmoins, au second semestre 2020, la situation s’est stabilisée, avec notamment des acteurs de la restauration collective qui ont joué le jeu et permis de gérer les stocks de viande de veau congelée », souligne encore Interbev.

BC

A lire également :

La viande bio confirme sa percée (6 novembre 2020)

Croissance à deux chiffres en bio (9 juillet 2021)

A télécharger :

L’agriculture bio dans le monde (Agence bio, décembre 2020)

Les signes officiels de la qualité des produits alimentaires (DGCCRF, 21 octobre 2021)

Programme Cap protéines bio (ministère de l’agriculture/Institut de l’élevage, septembre 2021)

Chiffres clés bovins lait et viande 2021 (Institut de l’élevage, septembre 2021)

Conjoncture hebdomadaire des viandes (FranceAgriMer, 4 octobre 2021)

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