Prairies : un début d’année dans le vert

Toutefois, le manque de précipitations observé depuis mars et l’épisode de gel du début avril pourraient ralentir la pousse de l’herbe et avoir des conséquences sur la suite de la campagne.

Au 20 avril, la production cumulée des prairies permanentes était supérieure de 19% à la pousse de référence (1989-2018) de la même période, indique le ministère de l’agriculture dans un document Agreste du 30 avril 2021. « La part de pousse réalisée à cette date est supérieure de 4 points à celle de la période de référence : elle représente 26% de la pousse annuelle, contre 22% pour celle de référence. »

« Géographiquement, le territoire est quasiment divisé en deux parties avec une production excédentaire au nord et normale au sud. L’excédent concerne 71% des régions fourragères. Cinq régions sur douze ont un indice de rendement Isop supérieur ou égal à 120, Auvergne-Rhône-Alpes en tête avec une valeur établie à 127 . La pousse cumulée dans les régions Occitanie et Paca est normale (indice Isop respectivement établi à 106 et 102) mais localement contrastée. Quelques régions fourragères sont déficitaires (indice Isop inférieur à 90%). Ce sont notamment certaines régions pyrénéennes ou des Causses en Occitanie, et celles du pourtour méditerranéen en Paca. »

« L’absence de précipitations observée depuis mars, associée à l’épisode de gel de début avril, pourrait ralentir la pousse de l’herbe et avoir des conséquences sur la suite de la campagne », avertit le ministère.

BC

(1) Informations et suivi objectif des prairies

A télécharger :

Note agro-climatique et prairies n° 2 (Institut de l’élevage, 12 mai 2021)

Un mois d’avril froid et sec (ministère de l’agriculture, 7 mai 2021)

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