Les prix agricoles « au plus haut depuis 2013 »

Les prix à la production augmentent de 10,2 % sur un an. Ceux des intrants aussi.

Entre juin et août 2021, les prix à la production des produits agricoles ont continué d’augmenter, « atteignant des niveaux inégalés depuis 2013 », souligne la lettre de conjoncture du ministère de l’agriculture publiée le 12 octobre. En août, les prix agricoles « sont supérieurs de 10,2 % à ceux de 2020 : deux tiers de cette augmentation s’expliquent par la hausse du prix des céréales et des oléagineux. Le dynamisme de la demande mondiale, notamment chinoise, dans un contexte de révisions à la baisse de certaines récoltes et d’interrogations sur la qualité des grains, en sont les principaux facteurs ».

Les hausses des prix à la production « s’inscrivent dans un contexte où le coût des intrants s’accroît également fortement (…) L’envolée des cours des céréales et des oléagineux continue de renchérir les aliments pour animaux mais la répercussion sur le prix des intrants est moins forte que celle observée sur la production, notamment car elle survient avec un certain décalage dans le temps. En août, le coût global des intrants dépasse nettement celui de 2020 (+ 10,2 % après + 9,7 % en juillet). La hausse est supérieure à 20 % pour les prix de l’énergie et avoisine les 30 % pour les engrais. Elle atteint 12,5 % pour les prix des aliments. »

Le lait « au plus haut depuis 2014 »

« Depuis avril 2021, les prix du lait se redressent nettement sur un an, sous l’effet de disponibilités laitières qui restent limitées et de la demande mondiale en produits laitiers industriels (beurre, poudres de lait, lactosérum, …), stimulée par la reprise économique mondiale. Les prix sont au plus haut niveau depuis 2014. Ces hausses du prix du lait s’inscrivent toutefois dans un contexte où le coût de production (mesuré par l’Ipampa lait de vache de l’Institut de l’élevage) reste supérieur à celui de 2020 (+ 8,6 % en juillet 2021). »

« Au regard du dynamisme de la demande et d’une offre d’animaux également limitée dans l’UE, les prix des bovins sont en hausse dans l’UE et en France. En France, à l’exception des broutards, toutes les catégories de bovins sont concernées par la bonne tenue des prix sur un an et par rapport à la moyenne quinquennale. Les cours des jeunes bovins continuent de se redresser sur un an (+ 7,7 % en août) sur un marché plus fluide à la suite de la réouverture de la restauration collective. Les prix des veaux, notamment de boucherie, sont les plus dynamiques (+ 12,2 %). »

BC

A télécharger :

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 13 octobre 2021)

Le prix des intrants augmente de 10,2 % sur un an (ministère de l’agriculture, 15 octobre 2021)

Hausse de l’excédent commercial agroalimentaire (ministère de l’agriculture, 15 octobre 2021)

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