« Un système d’UGB lait et viande »

Dans le cadre de la réforme de la Pac, le ministre de l’agriculture se dit favorable à un calcul des aides couplées bovines « en fonction des unités de gros bétail ».

« Sur les aides couplées, beaucoup a été dit. Ma conviction, assez largement partagée, est qu’il est pertinent de passer au modèle de l’unité de gros bétail (UGB) », a déclaré Julien Denormandie, le 4 mai au Sénat à l’occasion d’un débat relatif aux enjeux nationaux et internationaux de la Pac 2023. « Néanmoins, il est vrai que le diable se cache dans les détails et que plusieurs questions se posent. »

« Par exemple, faut-il une UGB commune au secteur laitier et au secteur allaitant ? Cette piste avait été évoquée au début de nos discussions, mais je pense que nous devons mettre en place deux niveaux distincts, parce que les seuils sont très différents, si bien que les transferts seraient trop importants (1). Si une telle décision était prise, il resterait bien sûr à définir précisément ces deux UGB. »

Un « travail d’orfèvrerie »

« En ce qui concerne les paramètres, ceux-ci sont en fait plusieurs. Vous avez évoqué (2) le plafond de 100 UGB, mais nous avons évalué différentes hypothèses à ce sujet, certaines à 120 UGB et d’autres plus élevées encore. Sur le taux de chargement, nous avons aussi considéré plusieurs hypothèses : 1,4, 1,5, 1,6, etc. Par ailleurs, devons-nous appliquer les mêmes critères à toutes les filières concernées ? Devons-nous mettre en place un dispositif mixte ? »

« Vous le voyez, bien des questions se posent. Elles nécessitent d’importantes et larges concertations ; ce ne sont pas les services du ministère qui vont inventer seuls les dispositifs permettant d’y répondre ; et ce sera encore moins le ministre tout seul… Ces concertations sont en cours. Je suis plutôt convaincu à ce stade que nous devons mettre en place des niveaux différents, et pas un niveau unique. Nous devons être attentifs à la création de valeur et aux territoires dont nous avons déjà parlé, par exemple les zones intermédiaires. Il nous faut trouver un équilibre, ce qui constitue un véritable travail d’orfèvrerie. D’où la nécessité de réaliser des concertations et de prendre le temps nécessaire. »

BC

(1) Voir les simulations réalisées par l’Inrae et AgroCampus Ouest (12 mai 2021)

(2) Julien Denormandie répondait alors à Fabien Genet, sénateur LR de Saône-et-Loire

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