Un contexte laitier toujours favorable

Le marché laitier reste très porteur, mais les éleveurs français ne sont pas les mieux lotis en Europe.


Le 21 mai, la Commission européenne a publié les derniers cours des produits laitiers. Les signaux sont clairement positifs. Ainsi, le prix du beurre repart à la hausse, atteignant 733 €/100 kg. Sur une semaine, il progresse de 1,3 %, et de 23 % par rapport à mai 2024. Pour la poudre de lait (442 €/100 kg), la hausse est de 1,4 % sur une semaine et de 20 % sur un an. Le prix du lactosérum s’améliore également, avec une augmentation de 0,7 % sur une semaine et un bond de 28 % sur un an. Autre bonne nouvelle pour les producteurs : le cours du lait spot a progressé en Italie pour atteindre 55,8 €/100 kg le 18 mai.

Des Français moins bien servis
La Commission publie également les prix du lait payés aux producteurs. Ces derniers sont en hausse dans la quasi-totalité des pays européens. Seule l’Espagne enregistre une baisse de 3 % sur un an. En Suède, le prix a grimpé de 30 %, en Allemagne de 18,4 %. Il progresse de plus de 20 % en République tchèque, au Danemark, en Irlande et en Belgique. En France, les éleveurs auraient perçu 49,74 €/100 kg, soit une hausse de 6,8 %. Ce prix reste toutefois inférieur à la moyenne européenne.

Il est également à noter que le cheptel bovin (toutes races confondues) en France a reculé de 2,7 % en 2024, avec une baisse encore plus marquée dans le secteur laitier. La question de la rémunération se pose alors : explique-t-elle en partie cette érosion du nombre de vaches laitières dans l’Hexagone ?

Erwan Le Duc

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