Un peu plus de bœuf qu’attendu

La production européenne de viande bovine est néanmoins attendue en baisse de 0,5 % en 2022. 

« La production de viande bovine dans l’UE devrait diminuer de 0,5% en 2022, principalement en raison d’un ajustement structurel dans les secteurs allaitant et laitier, et ce en dépit de prix élevés », prévoit la Commission européenne dans ses perspectives agricoles à court terme diffusées le 7 juillet. Bruxelles prévoyait un repli de 0,9% en avril dernier.

« Depuis le début de 2021, le prix de la viande bovine dans l’UE a fortement augmenté pour atteindre près de 5 000 €/t en mai 2022 en raison de la faiblesse de l’offre au niveau européen et au niveau mondial, d’une part, et de l’amélioration de la demande après la Covid-19, d’autre part. Ces dernières semaines, cette augmentation semble s’être arrêtée », note cependant la Commission.

« Entre janvier et mars 2022, la production de viande bovine de l’UE a diminué de 0,8% sur un an, avec de grandes différences selon les pays. Le déclin du cheptel de vaches en France et en Allemagne au cours des dernières années a un impact négatif sur la production de viande bovine. L’Italie compense le déclin de son cheptel domestique en augmentant les importations d’animaux vivants destinés à l’abattage, principalement en provenance de France, tandis que l’Espagne profite à la fois d’un cheptel national croissant et d’importations supplémentaires d’animaux vivants pour accroître sa production. En Irlande, les vaches laitières continuent de remplacer les vaches allaitantes. »

Par ailleurs, « le maintien de prix élevés des intrants, notamment des aliments pour animaux, pourrait entraîner des abattages supplémentaires d’ici à la fin de l’année ainsi qu’une baisse du poids des carcasses, le coût de la finition pesant davantage sur la rentabilité des exploitations. »

Plus d’exportations et d’importations

Entre janvier et mars 2022, les exportations de viande bovine de l’UE ont augmenté de 6% par rapport à un niveau relativement bas sur la même période en 2021. Les ventes vers certains marchés à forte valeur ajoutée comme le Canada (+36%), le Japon (+61% et le Royaume-Uni (+32%) se portent très bien. D’autres destinations comme Israël prospèrent également, tandis que la Bosnie-Herzégovine, les Philippines et Hong Kong affichent des baisses significatives. Sur l’ensemble de l’année, les exportations de viande de l’UE devraient augmenter de 4%, limitées par des disponibilités réduites et des prix intérieurs relativement élevés. »

« Les importations de viande bovine dans l’UE devraient augmenter de 15% en 2022 (après deux années de baisse) en raison de la réouverture des services alimentaires dans l’UE, d’un redémarrage plus rapide de l’offre brésilienne et d’importations supplémentaires contingentées en provenance d’Argentine. »

« Les exportations de bovins vivants de l’UE ont diminué de 10% au 1er trimestre 2022. Les exportations « sans friction » d’animaux vivants entre l’UE et le Royaume-Uni ne sont pas encore attendues. Le commerce avec la Russie diminue. Les expéditions par bateau vers Israël, le Liban et l’Égypte évoluent positivement. Dans l’ensemble, une baisse de 8% des exportations de bovins vivants est attendue en 2022. »

BC

A télécharger :

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 3 août 2022)

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 27 juillet 2022)

Bulletin hebdomadaire des filières ruminants (Interbev, 20 juillet 2022)

Consommation de viandes en France en 2021 (FranceAgriMer, 20 juillet 2022)

Perspectives agricoles à court terme (Commission européenne, 7 juil. 2022, en anglais)

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