Lait bio : « manque d’anticipation »

« Les entreprises et coopératives laitières ont commencé à diffuser des annonces de baisse de prix du lait bio payé aux producteurs. Sans surprise… », estime la FRSEA des Pays de la Loire dans un communiqué du 1er septembre.

« Sans surprise, car les producteurs sont systématiquement la variable d’ajustement. Il est toujours plus facile de baisser le prix que d’investir dans la création de valeur pour rémunérer les producteurs. Un fait encore plus grave lorsque l’on est une coopérative. »

« Sans surprise, car la situation actuelle était prévue et des alertes avaient déjà été lancées par la FRSEA. Quand la consommation n’évolue pas au même rythme que la production, il est évident qu’à un moment donné, cela pèse sur les prix. Une situation forcément aggravée quand la consommation baisse, ce qui est le cas actuellement. Le délai de conversion en agriculture biologique est de deux ans. Il devrait permettre aux entreprises d’anticiper la création de valeur ajoutée et de trouver les débouchés par rapport aux volumes convertis. »

« Idéologie »

« Sans surprise, puisque la définition des objectifs de développement du bio est davantage guidée par l’idéologie que par l’économie et la recherche d’une certaine adéquation entre offre et demande. »

« La situation actuelle n’est que le reflet du manque d’anticipation des acteurs de la filière d’une part et de l’hérésie que représente le développement du bio à tout prix. C’est le lait qui en fait les frais aujourd’hui. Demain, d’autres productions en agriculture biologique seront concernées s’il n’y a pas une volonté de gestion par filière et non par entreprise. Nous y serons vigilants », conclut la FRSEA.

BC

A télécharger :

Tableau de bord hebdomadaire des produits laitiers (FranceAgriMer, 3 septembre 2021)

La conjoncture laitière au 23 août 2021 (Cniel, 3 septembre 2021)

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