En avril 2026, la collecte française de lait de vache a atteint 2,11 milliards de litres, soit une progression de 1,2 % par rapport à avril 2025. Cette hausse confirme la dynamique observée depuis le début de l’année, avec une collecte cumulée en progression de 4,7 % sur les quatre premiers mois de 2026.

Le lait biologique représente désormais 5 % de la collecte nationale, tandis que les volumes destinés aux filières AOP et IGP atteignent 16,5 %. Dans le même temps, les prix du lait poursuivent leur repli. Toutes catégories confondues, le prix moyen du lait à teneurs réelles s’établit à 465,4 €/1 000 litres en avril, soit une baisse de 8,3 % sur un an. Le recul est particulièrement marqué pour le lait conventionnel. Son prix atteint 445 €/1 000 litres, en diminution de 9,8 % par rapport à avril 2025. Le lait biologique résiste davantage avec un prix de 488,5 €/1 000 litres, en retrait limité à 1,5 % sur un an. L’écart entre les deux segments atteint ainsi 43,5 €/1 000 litres en faveur du bio.
Forte progression de la collecte allemande
À l’échelle européenne, la dynamique de production reste soutenue. En mars 2026, la collecte de lait de vache dans l’Union européenne a progressé de 4,9 % sur un an. L’Italie et l’Allemagne affichent les plus fortes hausses, respectivement de 8,3 % et 7,1 %, tandis que la France enregistre une progression de 5,6 %.
Du côté des fabrications, les évolutions sont contrastées. Les productions de beurre augmentent de 2,7 % et celles de fromages de 1,9 % sur un an. Les fromages frais progressent de 3,9 % et les pâtes pressées cuites de 4,3 %. À l’inverse, les yaourts et desserts lactés reculent de 1,6 % et les crèmes conditionnées de 3,1 %. Les fabrications de poudre de lait écrémé poursuivent également leur progression avec une hausse de 1 % sur un an, alors que les poudres de lait riches en matière grasse enregistrent un recul de 10,4 %. Après un début d’année marqué par une nette progression des volumes collectés, la filière laitière française évolue donc dans un contexte de marché où l’offre est abondante mais où les prix payés aux producteurs demeurent orientés à la baisse.
D’apères Agreste, lettre d’informations de juin 2026
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