Au premier trimestre 2026, le secteur de l’alimentation animale connaît un léger recul global de la production et une baisse marquée des prix. Dans ce contexte, les filières ruminants — en particulier les bovins — font preuve d’une résilience notable, contrastant avec les replis observés chez les monogastriques.
La production bovine résiste. Contrairement aux filières porcine et avicole, la production d’aliments destinés aux bovins progresse encore (+1,7 % sur un an), même si le rythme ralentit nettement. Cette évolution cache deux dynamiques :
- les aliments pour vaches laitières stagnent (+0,4 %), après une forte hausse fin 2025
- les aliments pour autres bovins progressent plus nettement (+4,6 %)
Cette résistance traduit des besoins toujours présents dans les élevages, notamment dans les systèmes herbivores où l’aliment composé reste un levier d’ajustement. Concernant les petits ruminants (caprins et ovins), le document reste discret, mais ils suivent généralement des tendances proches des bovins, avec une sensibilité forte aux coûts alimentaires dans des systèmes souvent dépendants des concentrés.
Une baisse des prix favorable aux éleveurs
Les aliments pour ruminants enregistrent une baisse de prix significative (-6,7 % sur un an pour les bovins). Cette évolution constitue un facteur positif pour les exploitations, notamment dans un contexte où les marges restent sous pression.Cette détente des prix s’inscrit dans un mouvement plus large de recul des coûts des matières premières agricoles.
Des rations qui évoluent avec les marchés
La formulation des aliments s’adapte à ce nouvel environnement économique. On observe notamment :
- une hausse de l’incorporation de blé fourrager
- un recours accru aux tourteaux de colza
Ces ajustements traduisent une recherche d’optimisation économique des rations, avec des impacts potentiels sur l’équilibre nutritionnel (énergie/protéines) et sur les indicateurs métaboliques en élevage.
Un contexte plus porteur que pour les monogastriques
Alors que les aliments pour porcs et volailles reculent nettement (respectivement -2,4 % et -2,7 % en volume), la filière ruminants apparaît plus stable et moins exposée aux fluctuations brutales.
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