À Guern, dans le Morbihan, l’EARL de l’Olivier est la première exploitation laitière à s’équiper du nouveau robot d’alimentation Lely Vector Next, doté d’un bol offrant 200 kg de capacité supplémentaire.

PIERRICK LE DIAGON, AVEC SES ENFANTS LOUISON ET JUSTIN, DEVANT LE TOUT NOUVEAU LELY VECTOR (MFR 2 NEXT), PREMIER DU GENRE INSTALLÉ DANS LE MORBIHAN.
« En terme de main-d’oeuvre, il y a trois points noirs : la traite, le nettoyage et l’alimentation »
À la mi-novembre, 21 robots Lely Vector officiaient dans les exploitations laitières du Morbihan. « Comme pour les robots de traite, le démarrage du système automatisé de préparation et de distribution de la ration s’est fait lentement mais on sent désormais un engouement pour cet automate », constate Hugo Dugue, conseiller en élevage FMS(1)chez Lely Center Pontivy. Le dernier modèle, un MFR 2 Next, est arrivé en juillet sur l’EARL de l’Olivier. « La contenance de son bol offre 200 kg supplémentaires par rapport au modèle précédent, soit 800 kg au total ». Pour l’éleveur, Pierrick Le Diagon, ce robot vient pallier à l’un « des points noirs » de l’organisation du travail sur la ferme : la distribution de l’alimentation. « Jusqu’en 2021, j’employais deux salariés et je faisais de l’affouragement en vert. C’était un boulot considérable ! ». Aujourd’hui, un seul salarié est présent sur l’exploitation. « Il était donc impératif de simplifier le travail, tout en diminuant les astreintes du week-end et en s’épargnant physiquement. » La ration des vaches a évolué vers une recette plus classique à base de maïs ensilage, d’ensilage d’herbe en saison et de soja. « Je travaille énormément sur le coût alimentaire. Plus un système est simple, mieux c’est. »
MOINS DE REFUS
Un nouveau bâtiment a été construit sur mesure en avril 2025 pour accueillir le robot d’alimentation, le stock fourrager et l’ensemble des trémies contenant le minéral. « Le bâtiment a été placé face aux silos de maïs et recouvert de panneaux photovoltaïques », précise l’éleveur. « Le coût de fonctionnement du Vector est de 2,50 €/j. Si je compare avec l’ancien système (télescopique & main-d’œuvre), le robot se rembourse tout seul. » Le gain de temps n’est pas négligeable. « La distribution de la ration nous occupe pendant 45 minutes par jour contre 1h30 à 2h auparavant. » Depuis l’arrivée du robot, Pierrick Le Diagon constate aussi une baisse des refus à l’auge et se félicite d’une meilleure gestion des volumes. « Le seul point de vigilance concerne l’échauffement du fourrage l’été. Pour diminuer les risques, il faut éviter de stocker de gros tas. »
ROBOTISATION EN MARCHE DEPUIS 2020
Sur l’exploitation, la robotisation a démarré en 2020 pour pallier aux tâches les plus chronophages mais aussi pour répondre au départ en retraite des parents de l’éleveur en 2021. « J’ai commencé par l’achat d’un aspirateur à lisier car la configuration du bâtiment nous obligeait à sortir les vaches pour nettoyer. Cela faisait beaucoup de manipulations et c’était source de stress pour les animaux. » À partir de 2022, Pierrick Le Diagon remplace la salle de traite par deux robots. « Depuis, le troupeau est bien plus calme. » La robotisation de la traite s’est aussi traduite par une hausse de la production laitière de 4 kg/VL. Parallèlement, le confort des vaches a été amélioré grâce à la pose de ventilateurs au plafond et de filets brise-vent sur les ouvertures de la stabulation.
- FMS : Farm Management Support : service d’accompagnement des éleveurs dans la gestion et l’optimisation de leur exploitation
Extrait de l’article GTM131 page 38 par Nathalie Barbe
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