La ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, annonce une revalorisation des indemnisations liées à la tuberculose bovine ainsi qu’un renforcement de la prise en charge de certaines opérations d’assainissement des exploitations infectées.
La tuberculose bovine est une maladie infectieuse transmissible à l’ensemble des mammifères, dont l’Homme. La France bénéficie depuis 2001 du statut officiellement indemne, reflet du niveau sanitaire du cheptel national. Des foyers persistent toutefois dans plusieurs zones du territoire.
Un arrêté publié le 29 avril prévoit une revalorisation de l’indemnisation des animaux abattus sur ordre de l’administration. Le montant est porté de 350 à 850 euros par animal selon l’âge. Les indemnités complémentaires concernant les bovins inscrits au livre généalogique ainsi que les mâles reproducteurs de races allaitantes de plus de 12 mois sont également revalorisées. Ces dispositions s’appliquent aux animaux abattus dans le cadre d’un abattage diagnostique depuis le début de la campagne de prophylaxie 2025-2026.
Les opérations de nettoyage et de désinfection des exploitations sont désormais prises en charge à 100 %. Le dispositif d’indemnisation du déficit momentané de production évolue pour les vaches laitières avec un doublement de la durée de prise en charge, portée à six mois. L’euthanasie des animaux ne pouvant être conduits à l’abattoir est également couverte.
L’arrêté introduit une possibilité de réfaction de l’indemnisation du foyer en cas de non-respect des obligations de prophylaxie par l’éleveur.
Après trois plans nationaux successifs, dont le dernier sur la période 2017-2022, une feuille de route couvrant la période 2024-2029 fixe l’objectif d’éradication. Elle prévoit un renforcement des mesures de surveillance, de biosécurité, de lutte et de pilotage, avec une adaptation aux contextes régionaux.
Plusieurs actions sont engagées. Le protocole d’abattage sélectif est aménagé afin de permettre à davantage d’élevages infectés de conserver une partie du troupeau. Le financement des formations à la biosécurité et des audits d’élevage est prolongé jusqu’à fin 2027 afin d’évaluer les risques de contamination dans les zones les plus touchées. Un protocole d’échange d’informations est instauré entre les Directions départementales en charge de la protection des populations, les Agences régionales de santé, les centres hospitaliers spécialisés et les structures de la Mutualité sociale agricole pour améliorer la surveillance des personnes exposées. Le rôle des piégeurs agréés est renforcé dans la limitation de la contamination de la faune sauvage.
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